#1 06-02-20 13:40:24

lapin
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Meurtres sordides au sein du milieu Tekno sudiste

Meurtres sordides au sein du milieu Tekno sudiste



Âgés de 25 et 26 ans, Gabriel Ferchal et Julien Boumlil, deux Malvois, avaient mystérieusement disparu en décembre dernier, sur le plateau d’Albion, à la croisée de trois départements. Hier, l’affaire a connu un dénouement tragique avec la découverte de deux corps, dans la commune où ils s’étaient rendus pour voir "un ami". Un suspect est en garde à vue.


Près de deux mois jour pour jour après leur mystérieuse disparation, Julien Boumlil et Gabriel Ferchal auraient été retrouvés morts, mardi 4 février, sur la commune de Revest-du-Bion, dans les Alpes-de-Haute-Provence. "Les gendarmes […] ont en effet retrouvé deux corps à Revest, dont tout porte à croire qu’ils pourraient être ceux des disparus", a précisé ce mercredi, le procureur de la République d’Aix-en-Provence.

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Des autopsies doivent être pratiquées dans les jours qui viennent afin de confirmer l’identité des deux défunts. Cependant, malgré la prudence du représentant du Ministère public, le lieu de la découverte et les appels téléphoniques reçus par les familles de Julien Boumlil et Gabriel Ferchal mardi, laissent peu de doute sur les résultats de l’identification. Des sources proches de la famille ont d’ailleurs confirmé à L’Indépendant qu’elles avaient été averties de la macabre découverte mardi soir.

Les gendarmes sont arrivés en force sur la commune, avec beaucoup de véhicules.

Autre détail significatif, les corps ont été retrouvés à "2 km au nord" de Revest-du-Bion, sur un terrain "appartenant à la famille des deux dernières personnes qui (les) auraient vus (Julien et Gabriel, NLDR) en vie", confie le maire de la petite commune des Alpes-de-Haute-Provence, Raymond Le Moingn. L’édile relate que les recherches avaient repris mardi matin. "Les gendarmes sont arrivés en force sur la commune, avec beaucoup de véhicules. Ils ont réquisitionné une pelleteuse auprès d’un entrepreneur et sont allés sur cette parcelle boisée", précise-t-il.
C’est avec l’aide de chiens spécialisés dans la recherche de restes humains, formés au centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie de Gramat (Lot), que les enquêteurs ont repéré les corps, enterrés dans les bois.


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Julien Boumlil




Un suspect interpellé

Selon des sources proches de l’enquête, menée par la section de recherche (SR) de Marseille, l’un des "deux frères" à qui Julien et Gabriel devaient rendre visite le jour de leur disparition et à qui appartient le terrain passé au crible, a été interpellé. D’après Le Parisien, le deuxième frère restait, ce mercredi, introuvable. Julien et l’un des frères se seraient rencontrés dans le monde de la « teuf ».
Les deux suspects, âgés environ "d’une trentaine d’années", résident à Revest-du-Bion depuis "une dizaine d’années", a expliqué le premier magistrat de la commune. "Ils ont une réputation désagréable, précise-t-il. Ils sont connus pour des incivilités et il se dit qu’ils cultivent du cannabis chez eux. Mais ils ne sont pas connus pour des affaires de ce niveau-là…"
D’après la trame qui se dessine, Julien Boumlil et Gabriel Ferchal n’auraient donc jamais quitté le village dans lequel ils s’étaient rendus le 3 décembre 2019. "Ils avaient rendez-vous avec un ami", détaille le cousin de Julien, Geoffrey Not, qui assure que l’un des deux frères est une connaissance plutôt ancienne de Julien. Ce dernier réfute la thèse d’un "dépannage poids-lourds". "On ne sait pas exactement ce qu’ils étaient partis faire", explique-t-il.

Amis d’enfance

L’information judiciaire initialement ouverte pour "enlèvement et séquestration de plus de 7 jours" a été requalifiée en "homicide volontaire" "après la découverte des corps", a indiqué le procureur d’Aix-en-Provence, Achille Kiriakides. Reste à présent à déterminer le mobile de ce double meurtre. Une éventuelle affaire de stupéfiants ? Une dette ? Une transaction qui aurait mal tourné? Toutes les pistes sont envisagées.

Amis d’enfance, originaires de Malves-en- Minervois, Gabriel Ferchal et Julien Boumlil étaient activement recherchés depuis le mois de décembre. Ce sont les familles, inquiètes de ne plus avoir de leurs nouvelles, qui avaient donné l’alerte le 6 décembre. La femme de Gabriel, Maëva, s’était exprimée sur ses inquiétudes dans les médias, tout comme la mère de Julien, qui confiait récemment à L’Indépendant que son fils n’était pas du genre à la laisser sans nouvelle. Les familles avaient également lancé des appels à témoins et engagées des recherches dans le secteur de leur disparation. En vain.

"Je déplore la lenteur du système judiciaire"

Ému, encore sous le choc de la terrible information qui lui est parvenue, Geoffrey Not, le cousin de Julien Boumlil a pris la parole hier pour réaffirmer son mécontentement. Il pense que la douloureuse attente aurait été moins cruelle si les recherches avaient débuté plus tôt. « Je note l’efficacité, le professionnalisme et l’humanisme de la section de recherche de Marseille, dit-il d’emblée. Cependant je déplore la lenteur du système judiciaire. Il a été trop long à s’enclencher. Je déplore que l’on ait dû attendre deux semaines avant qu’une procédure soit lancée alors même que nous avions alerté la gendarmerie deux jours après leur disparition. » Et d’en conclure : « En France, on peut disparaître pendant deux semaines sans que l’on pense qu’il vous est arrivé quelque chose de grave. »

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Vincent Merino


La personne actuellement recherchée est membre du collectif des Tchapakans tout comme son frêre, un sound system du sud. Les victimes étaient elles aussi membres du milieu Tekno sudiste.




Une pensée pour leur familles et leurs amis, aux sound system, qu'ils reposent en paix.



Source: L'indépendant & autres...

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#2 06-02-20 20:54:57

lapin
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Re : Meurtres sordides au sein du milieu Tekno sudiste

Disparus du Luberon : un deuxième suspect en garde à vue


Selon nos informations, Vincent M. a été interpellé dans le sud de la France. Il est la deuxième personne à être suspectée de la mort de Julien Boumlil et Gabriel Ferchal disparus le 3 décembre dernier.


Au lendemain de la découverte de deux corps enterrés dans un village des Alpes-de-Haute-Provence, l'enquête progresse à grands pas. Selon nos informations, les gendarmes de la section de recherche de Marseille ont interpellé Vincent M., mercredi soir dans le sud de la France. Ce jeune trentenaire avait rendez-vous avec Julien Boumlil et Gabriel Ferchal le soir du 3 décembre, à Revest-du-Bion. Les deux jeunes gens n'avaient plus donné signe de vie après ce rendez-vous.

Vincent M. avait affirmé que les deux jeunes gens avaient quitté sa maison vers 21h30 le soir de leur disparition. Mais mardi, les enquêteurs ont découvert deux corps enterrés sur son terrain. Le même jour, son frère, Frédéric M., qui vit aussi sur cette propriété de Revest-du-Bion, était placé en garde à vue. Il pourrait être déféré ce jeudi. Vincent M. était recherché depuis.

Toujours selon nos informations, les gendarmes explorent entre autres la piste d'un litige lié à une dette de stupéfiants.
Autopsies en fin de semaine

Une autopsie doit être pratiquée en cette fin de semaine sur les corps découverts enterrés à Revest-du-Bion. Ces examens devraient confirmer l'identité des victimes et éclairer sur les circonstances des décès.

Originaires de Malves-en-Minervois, près de Carcassonne (Aude), Julien et Gabriel, deux amis d'enfance âgés de 25 et 26 ans, avaient pris la route pour Revest-du-Bion le 3 décembre dernier. Gabriel avait expliqué à sa grand-mère s'y rendre pour « un dépannage poids lourds » chez une connaissance rencontrée « en teuf » voilà plusieurs années.

Les deux garçons avaient disparu ce soir-là. Dans un premier temps ouverte pour « enlèvement et séquestration sans libération volontaire », l'information judiciaire a été mardi et l'enquête se poursuit désormais pour homicide volontaire.



Source : Le Parisien

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#3 11-02-20 05:27:32

Gravity
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Re : Meurtres sordides au sein du milieu Tekno sudiste

ah ouais carrément....Je sais plus qui a dit chaud le tekno  ...
Rip pour ses 2 jeunes de l Aude.
LAPIN tu devrais pas mettre la photo du tchapakan c est trop grave pour communiquer son visage surtout qu il était pas en GAV quand tu as posté  le message.

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#4 11-02-20 11:17:48

lapin
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Re : Meurtres sordides au sein du milieu Tekno sudiste

Gravity

LAPIN tu devrais pas mettre la photo du tchapakan c est trop grave pour communiquer son visage surtout qu il était pas en GAV quand tu as posté  le message.




Tkt =>


Meurtre des Audois Julien et Gabriel : les suspects sont passés aux aveux
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Après la découverte des corps des deux Audois enterrés sur le terrain de Revest-du-Bion, les deux frères ont reconnu leur participation aux faits. Le mobile ? Une dette dont Julien voulait être remboursé.




"C’est une affaire de dette d’argent. Ils sont venus réclamer le remboursement et ça s’est mal passé." Une semaine après la découverte des corps de Julien Boumlil et de Gabriel Ferchal, enterrés sur le terrain d’une famille vivant dans un petit village du plateau d’Albion, Revest-du-Bion, on en sait un peu plus sur le scénario du crime.

Vincent ne rendait pas l'argent

Selon des sources concordantes recueillies par Midi Libre, les deux principaux suspects, deux frères, sont passés aux aveux pendant leur garde à vue : ils ont fourni des détails aux gendarmes de la section de recherche de Marseille, chargés de l’enquête.

Julien Boumlil, originaire de Malves-en-Minervois, près de Carcassonne, avait fait la connaissance de Vincent Mérino il y a plusieurs années, alors qu’il fréquentait le milieu des rave parties, dans l’Aude. Il y a deux ans, il lui aurait à sa demande prêté une somme d’argent, dont il demandait depuis le remboursement.

Problème : Vincent Mérino, qui vit avec son frère aîné Frédéric et leur mère, dans une maison isolée de Revest-du-Bion, au nord du Lubéron, se faisait tirer l’oreille pour rembourser cet argent. Décrit comme un "teufeur" consommant des stupéfiants, Vincent avait sans doute dépensé l’argent en produits toxiques et était dans l’incapacité de rembourser.

Coups de téléphone et menaces

"Il y a eu entre eux des coups de téléphone tendus et des menaces de la part de Vincent", explique un proche de la famille du jeune Audois. Le 3 décembre, Julien décide donc de faire le déplacement, avec son ami d’enfance Gabriel depuis Malves-en-Minervois jusqu’à Revest-du-Bion pour récupérer son argent. Un périple de plus de 300 kilomètres, via Montpellier, Nîmes et Carpentras, qu’ils effectuent dans leur VW Passat verte : ils arrivent sur place en fin d’après-midi.

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Frédéric Mérino



La discussion part en embrouille

"Tout s’est passé assez vite au moment du rendez-vous", précise une source proche du dossier. "La discussion part en embrouille, et on en arrive aux coups de fusil." Selon nos informations, le crime aurait eu lieu "à l’extérieur" et non dans la maison occupée par les deux frères et leur mère. Est-il survenu sur le terrain où les deux corps ont été retrouvés mardi, après de longues fouilles effectuées par les chiens de la gendarmerie dressés à la détection des restes humains ? Ou les deux amis audois ont-ils été attirés dans un piège, dans les bois qui entourent cette maison isolée de ce petit village de 600 habitants ? Mystère.

L’étrange rencontre à Carcassonne
Onze jours après le crime, et alors que les familles étaient sans nouvelle des disparus, l’un des suspects, Vincent Mérino, est venu rencontrer à Carcassonne le cousin de Julien, Geoffrey Not. "On avait décidé avec mon frère de monter le voir à Revest-du-Bion, puisqu’il était le dernier à les avoir vus vivants. On lui a soumis l’idée, et il s’est proposé de descendre à Carcassonne. On l’a vu le 14 décembre, il nous a dit qu’il n’était pour rien dans cette histoire." Quand la conversation vient sur cette dette que Julien voulait récupérer, "il nous a dit qu’il lui avait rendu l’argent et qu’il lui en avait donné en plus pour qu’il aille acheter des stupéfiants pour lui à Marseille." Marseille, où la VW Passat des deux victimes sera finalement retrouvée après y avoir été certainement conduite par les deux suspects, pour éloigner les soupçons de leur domicile.
"Après, on essaie de se débarrasser des corps et d’effacer les dégâts", précise une source proche de l’enquête. Le procureur d’Aix avait indiqué la semaine dernière que les deux frères avaient "participé conjointement à l’action d’homicide et à la dissimulation des corps". Au-delà des éléments à charge réunis par les gendarmes, chacun a donc bien avoué le rôle joué dans ce drame.

Est-ce qu'il s'agit d'un traquenard ?

"Évidemment que nous allons nous poser la question de la préméditation", relève Me Franck Alberti, du barreau de Carcassonne, qui s’est constitué partie civile pour la famille de Julien. "Pour l’instant, la famille est atterrée. Ils s’attendaient à une mauvaise nouvelle, mais c’est une chose de craindre et une autre d’apprendre. Est-ce qu’il s’agit d’un traquenard ? Désormais, ils veulent comprendre."




Affaire des jeunes Audois disparus : Julien et Gabriel auraient été abattus dès le 3 décembre





On en sait un peu plus ce vendredi 7 février sur les circonstances de la mort de deux jeunes Audois, Gabriel et Julien, dans le Lubéron. Les résultats d'autopsie ont permis de déterminer que les deux Malvois ont été tués par arme à feu, probablement un fusil de chasse.

Plus l'enquête avance et plus les contours de cette affaire se révèlent d'une terrible noirceur. Ce vendredi 7 février, les résultats des autopsies des deux corps, retrouvés mardi par les gendarmes à Revest-du-Bion, sont tombés. Gabriel et Julien sont décédés suite à "des tirs d'arme à feu, de type fusil de chasse", a indiqué le procureur adjoint d'Aix-en-Provence, Emmanuel Merlin. Un sort tragique pour les deux Malvois qui avaient quitté l'Aude le 3 décembre pour se rendre chez un "ami".

Cet "ami", un "bon copain de Julien", se dénomme Vincent Mérino. Il est actuellement le suspect n°1 dans cette affaire, aux côtés de son frère aîné, Frédéric Mérino. Les deux frères, âgés d'une trentaine d'années et décrit comme "des marginaux, des teufeurs itinérants" ont été interpellés à une journée d'intervalle, les 4 et 5 février.

Frédéric, qui se trouvait à son domicile lors de la découverte des corps, a été mis en examen jeudi soir et écroué à la maison d'arrêt de Luynes, dans les Bouches-du-Rhône. Vincent, présenté ce vendredi soir au magistrat instructeur, devait également être mis en examen et placé en détention provisoire dans la soirée, a indiqué le parquet d'Aix-en-Provence, qui a pris des réquisitions en ce sens à son encontre. Il était activement recherché depuis mardi et a été retrouvé dans le sud de la France.

Ils ont participé conjointement à l'action

"Tous les deux ont agi. Ils ont participé conjointement à l'action d'homicide et à la dissimulation des corps", a déclaré le procureur adjoint, sollicité par L'Indépendant. La complicité ne fait plus aucun doute à présent, tout comme la tentative de camoufler ces meurtres et de faire disparaître les preuves. Une exécution sur fond de trahison. L'information judiciaire, toujours ouverte pour "homicide volontaire" laisse cependant supposer que les meurtres n'étaient pas prémédités.

Ce qui est sûr, c'est que les enquêteurs de la section de recherche de Marseille, assistés des gendarmes de Forcalquier, n'ont pas cherché dans les Alpes-de-Haute-Provence par hasard. Les frères Mérino étaient suspectés depuis le départ et des recherches avaient déjà été effectuées, en vain, sur leur propriété. "Mais il manquait des preuves", nous avait dit un membre de la famille de Julien.

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Sur l'heure du décès, le Ministère public reste prudent : "Dans la soirée de la disparition ou le lendemain." Les comparaisons ADN sont toujours en cours mais "tout laisse supposer qu'il s'agit des disparus", a tenu à communiquer le vice-procureur de la République. Pendant deux mois, les parents et les proches se sont donc rattachés à l'espoir de revoir un jour les deux jeunes, alors même qu'ils avaient perdu la vie.

Malgré ces informations, des questions restent en suspens. Pour quelle raison Julien et Gabriel s'étaient-ils rendu à Revest-du-Bion en premier lieu ? Comment le "copain" d'une des victimes a-t-il pu l'abattre de cette manière ? Selon plusieurs sources, la piste d'un différend lié à un trafic de stupéfiants serait privilégiée par les enquêteurs. Gabriel et Julien ont-ils perdu la vie pour une somme d'argent dérisoire ? Les investigations en cours devraient rapidement permettre de lever les voiles sur ces points cruciaux.

Les familles des disparus sont-elles, encore, dans la souffrance et l'incompréhension. "Ils sont atterrés, même s’ils attendaient à un dénouement de ce genre", raconte un proche. "C'est le temps du deuil", nous confiait jeudi, le maire de Malves, Jean-Jacques Ruiz.



Source : Midi libre et l'indépendant

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