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#1 02-01-12 02:31:23

mayaBZH
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(suite au post chronologie Tekos...)



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(ce post est "ouvert", n'hésitez pas à balancer vos coupures de presses, flyers, photos...
& si vous voyez des erreurs, pareil, toute remarque est la bienvenue!  smile  merci)



Sommaire:


-------- 1993 -------- 1994 -------- 1995 -------- 1996 -------- 1997 -------- 1998 -------- 1999 -------- 2000 -------- 2001 -------- 2002 ---

----- 2003 -------- 2004 -------- 2005 -------- 2006 -------- 2007 -------- 2008 -------- 2009 -------- 2010 -------- 2011 -------- 2012 ----









1993




(tekos Beauvais)

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Organisation du premier teknival français à Bresles, près de Beauvais.


Comme le tennis et le bœuf à la sauce à la menthe, les teknivals et autres free parties viennent d’Angleterre. Les premiers sounds systems à « poser du son » en plein air, et non plus dans les clubs, sont londoniens : le collectif Spiral Tribe, dès octobre 1990. En mai 1992, ils attirent entre 20000 et 40000 fêtards à Castlemorton. La police, jusque-là plutôt tolérante, commence à interdire ces rassemblements : la drogue sert de prétexte et effraie l’opinion. Les Anglais passent alors de l’autre côté de la Manche et font de la France la terre d’élection des premières parties continentales. Événements musicaux qui voient l’explosion et la démocratisation de la musique électronique, les free parties, à la différence des raves (payantes et encadrées), sont autant de tentatives de création de « zones autonomes temporaires », où règnent la gratuité et l’esprit communautaire. Sans Internet et avant la généralisation du téléphone portable, les organisateurs laissent des messages sur des boîtes vocales, distribuent des tracts afin de garder secrets les lieux de rassemblement. Le mur de son était une école de la clandestinité et de la liberté.
source: le tigre, 23 juillet 1993

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#2 07-01-12 20:16:13

mayaBZH
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1994




(tekos Fontainebleau)

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(tekos Millau)

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#3 07-01-12 20:20:17

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1995




(tekos Fontainebleau)





(tekos Tarnos)

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#4 07-01-12 20:21:58

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1996




(tekos Vitry le François)

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#5 07-01-12 20:24:00

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1997




(tekos Courcelles)

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(tekos Carnet)

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#6 07-01-12 20:26:41

mayaBZH
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1998




(tekos Bourges)

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(tekos les Ecrennes)

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LES ECRENNES Les amateurs de musique techno devraient repartir aujourd'hui


Les ravers sèment la pagaille
   Les quelque 5000 amateurs de techno, rassemblés en permanence depuis jeudi soir aux Ecrennes, ne sont pas passés inaperçus au Châtelet-en-Brie. Samedi, nombre d'entre eux ont investi les commerces de la commune jour se ravitailler. " Nous avons il faire plusieurs fournées de croissants et de pains au chocolat ce matin ! Il y a beaucoup d'étrangers, des Hollandais notamment. Ils sont plutôt sympas ", racontait samedi a patronne de la boulangerie Pinzani. Même écho chez trois jeunes du coin, qui avouent être allés faire un tour là-bas. 0n reconnaissait d'ailleurs très facilement les " ravers " dans les rues du Châtelet : ils avaient tous de la boue jusqu'à mi-mollet ! Et pour cause : le terrain sur lequel ils se sont installés, sans autorisation, est tout simplement un champ de boue. " Ce n'était pas en culture. C'était des marécages ", tient à préciser un des organisateurs de la première étape de ce festival de musique techno " Technival 98 ".

Un hélicoptère de la gendarmerie.
   Certes, la place n'était pas cultivée car trop humide. Mais le terrain est habituellement réservé à la culture de chasse. Inutile de dire donc que les festivités ne sont pas appréciées par les propriétaires. " J'ai appris leur arrivée jeudi matin. J'ai déposé une plainte auprès de la gendarmerie du Châtelet ", assure Michèle Galandrin, l'une des propriétaires du lieudit le Charme. Affolée, elle reconnaît ne pas avoir le courage d'y aller : " Je ne veux pas voir ça. Vivement qu'ils partent. Mais dans quel état vont-ils laisser tout ça ? " De son côté, un organisateur, qui revendique son anonymat, se veut rassurant : " Nous avons des sacs poubelles. Nous nettoierons avant de partir. C'est toujours ce que l'on fait, sauf quand les flics chargent. " L'humeur n'était cependant pas à la charge du côté des gendarmes. Alertés dès jeudi, aux envions d'une heure du matin, ces derniers n'ont eu d'autre choix que de laisser entrer. " Quelques hommes ont été bousculés et menacés par des automobilistes. Pour l'instant, nous assurons donc la fluidité des axes, afin que les secours puissent circuler. Nous avons établi plusieurs postes de contrôle. Le côté judiciaire, on verra après ", explique le capitaine Etienne Ignatovitch, commandant de la compagnie de Melun. Un poste de contrôle, installé au croisement du CD 12 et de la départementale 227, empêchait notamment l'afflux de véhicules supplémentaires. Un hélicoptère de la gendarmerie a également suri>olé les lieux. Le nombre de participants aurait atteint les 12 000 dans la nuit de vendredi à samedi et les 10000 dans celle de samedi à dimanche.

Le maire est accablé
   Quelques élus sont venus faire un tour, comme le conseiller général Tino Petruzzi. Le maire des Ecrennes, Daniel Gùaut, était également là, accablé : " Je suis allé voir de près. Il y a beaucoup de mineurs. En soi, la musique techno ne me dérange pas. Mais c'est tout ce qu'il y a derrière, comme la drogue, qui me peine. " Les ravers ne le cachent pas : haschisch et ecstasy circulent. En revanche, les drogues dures ramenées par la " racaille " sont bannies. " 0n fait le ménage nous-mêmes, quand on les voit arriver ", confie-t-on sur le terrain. Il n'empêche. Les pompiers sont intervenus par trois fois, samedi. Deux fois pour rien. Et la troisième fois pour une overdose. La victime, transportée à l'hôpital de Montereau, n'est pas décédée.
Guénaèle CALANT

"On est mieux ici que dans nos cités"
   Samantha a 23 ans. La jeune femme est originaire de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Elle est vendeuse. La musique techno, elle connaît : dix ans qu'elle en écoute. Les soirées techno, elle connaît aussi. En revanche, c'est son premier festival. A ses côtés Nicolas, 15 ans, d'Ecouen dans le Val-d'oise. " Nous sommes venus à quatre, en voiture. Nous avons planté la tente. Et voilà ! Il pleut, mais ce n'est pas grave. On est mieux ici que dans nos cités ", sourit Samantha. Très à l'aise, elle passe d'un " sound system " à l'autre. Les tentes, les voitures et les feux de camps s'étalent à perte de vue dans la boue. Samedi après-midi, l'ambiance était plutôt... calme. Entendez : de nombreux ravers étaient occupés à dormir, peur se remettre de leur nuit de danse. Ce qui n'empêchaient pas les sonos de déverser leur musique techno, jour et nuit. Les habitants de Pamfou confirment ! " Il y a des gens de tous horizons ici : j'ai même une amie institutrice. Mais pas de différence : vu le temps, on est tous habillés pareil, le plus souvent en treillis car c'est facile à laver. Nous sommes solidaires. L'ambiance est bonne, on est là pour le son. C'est vrai qu'il y a parfois de la racaille, dont nous ne voulons pas. Mais c'est partout pareil ", assure Samantha.
LES ECRENNES, Extrait du "Parisien Seine-et-Marne" du 04/05/98

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(tekos St Goazec)

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Un mort au milieu de la rave-party


Il se tue en chutant d´une falaise de quinze mètres
La rave-party a tourné au drame samedi à Saint-Goazec, dans le centre Finistère. Un jeune homme d´une trentaine d´années a trouvé la mort à la mi-journée en tombant d´une falaise d´une quinzaine de mètres dans la carrière désaffectée choisie par les organisateurs de cette réunion clandestine de musique techno. L´intervention rapide des pompiers n´a pas permis de le sauver. Dépourvu de pièce d´identité, comme le conseillent les responsables de ce type de rassemblement, il n´avait pas pu être identifié officiellement hier soir. Suicide ou chute accidentelle en manoeuvrant un cerf-volant, comme l´affirment des témoins ? L´enquête le dira, mais les premières analyses ont révélé la présence d´alcool et de cannabis dans son organisme. Une autopsie pratiquée aujourd´hui devrait déterminer si le jeune homme était sous
l´emprise de la drogue. Echauffourées avec les gendarmes Vers 18 heures, samedi, à la demande de la préfecture, cinquante gendarmes, gardes mobiles, douaniers et un hélicoptère sont intervenus sur le site pour tenter de stopper la fête. Aux grenades lacrymogènes ont répondu des jets de pierres et de canettes de bière, lancées par quelques personnes en treillis, escortées pour certaines de pitbulls. Bilan : quatre gendarmes et une participante blessés. Trois sound systems (matériel de musique techno) ont été saisis et embarqués à bord d´un camion militaire. Selon les organisateurs, ils auraient été délibérément cassés : « Les gendarmes sont arrivés comme des sauvages, sans aucun dialogue, raconte Thomas, l´un des organisateurs. Nous ne sommes que des jeunes qui faisons de la musique et nous amusons, c´est inadmissible. Si notre occupation du lieu est illégale, l´attitude des gendarmes ne l´est pas moins. » Les forces de l´ordre, qui ont interpellé plusieurs personnes et refusent de s´exprimer, se contentent de rappeler le caractère illicite de cette rave, et surtout la saisie sur le site par les douaniers d´un important stock de drogues en tout genre : haschisch, LSD, ecstasy... Prévenues par des circuits codés, dont Internet et le Minitel, deux mille personnes avaient rejoint dès vendredi le Finistère depuis Paris et tout l´ouest de la France. Avec l´afflux des Bretons des départements voisins, dix mille ravers étaient attendus pour la nuit de samedi à dimanche. L´accident a limité l´affluence, mais la fête reprenait tambour battant aussitôt après les échauffourées. Hier après-midi, elle réunissait encore trois mille danseurs, émergeant de leur sac de couchage après une nuit agitée, alors que la réunion musicale doit se prolonger jusqu´à ce lundi soir. Les gendarmes ont choisi d´observer de loin ce qui se passe dans la carrière de Kastell-Ruffel, sans nouvelle intervention. Sauf nouvel incident. SAINT-GOAZEC (FINISTÈRE), SAMEDI. Un jeune homme d´une trentaine d´années a trouvé la mort en tombant d´une falaise de 15 mètres dans la carrière désaffectée choisie par les organisateurs de cette réunion clandestine de musique techno. (Photo AFP.)
Yves POUCHARD, Le Parisien| 18.05.1998



(tekos St Goazec#)

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Finistère : accident mortel lors d'une rave-party.


Un jeune homme s’est tué samedi, vers 13 heures, en tombant du haut d’une falaise, au cours d’une rave-party qui s’est tenue à Saint-Goazec, dans le Finistère. La veille au soir, plusieurs milliers de jeunes, venus de Bretagne et de la région parisienne, avaient convergé vers cette carrière d’ardoise située en pleine campagne, près de Châteaulin. De premières informations de la préfecture ont fait état d’un possible suicide, avant qu’hier, le parquet, après audition de plusieurs témoins, n’estime qu’il s’agit sans doute d’un accident. Samedi, des échauffourées ont opposé des participants aux gendarmes venus rechercher des témoins à la suite de l’ouverture d’une information pour "homicide involontaire". Des "ravers" ont dénoncé les conditions "brutales" de cette intervention et notamment le jet de grenades lacrymogènes. Le responsable de la gendarmerie de Quimper a, pour sa part, déclaré hier que les forces de l’ordre étaient intervenues sur ordre de l’autorité judiciaire et non pour disperser la rave party. L’autopsie de la victime, qui devrait avoir lieu ce soir, permettra de déterminer si elle avait consommé de la drogue avant sa chute. Les douanes ont par ailleurs saisi diverses drogues, dont de l’ecstasy, probablement destinées à la consommation des ravers et non à un trafic.
Saint-Goazec - L'Humanité - 18 Mai 1998

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#7 07-01-12 20:28:45

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1999




(tekos Bourges)

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(tekos May sur Orne)

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Merci à KA.PICK pour certaines images




(tekos Gard)

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(tekos Rennes)

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Rennes: une rave sauvage bloque la circulation...


A Rennes où se déroulaient ce week end les TransMusicales, une rave-party sauvage s'est déroulée sur la zone industrielle de Lorient, de Vendredi soir à Dimanche après-midi. Au plus fort de la nuit de samedi à Dimanche, les ravers étaient environ 8.000. Vendredi Soir, un convoi de soixante-dix voitures avait ainsi tenté de s'installer tout d'abord à Issendic, puis à St-Jacques de La Lande, près de Rennes. Les gendarmes ayant bloqué les accès à ces différents lieux, les ravers ont finalement décidé de s'installer dans les anciens établissements Monnier situés à l'entrée de Rennes. Une déviation a du être mise en place pendant une heure et demi. Aucun incident majeur n'a été déploré.
Le Télégramme - 06 Décembre 1999



(tekos Rennes#)

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« Free party » à la Barre-Thomas. Des milliers de participants à la rave sauvage en marge des « Trans »


  Ils ont été plusieurs milliers, jeunes pour la plupart, à se retrouver de vendredi à hier, pour une rave géante dans la zone industrielle de Lorient.
   14, 22, 29, 35, 41, 44, 50, 51, 53, 56, 75, 87, 95... L'immatriculation des centaines de voitures rassemblées dans la zone industrielle de la route de Lorient évoquait la diversité de la provenance des participants à la « rave » sauvage qui s'est prolongée durant tout le week-end. Des milliers de personnes (on parle de 8 000 à 10 000) jeunes dans leur immense majorité, se sont retrouvées à partir de vendredi soir dans les anciens ateliers Monnier, en bordure de la route de Lorient. Sur cette friche industrielle qui s'étend sur plusieurs milliers de mètres carrés s'élèvent des bâtiments désaffectés, vétustes pour ne pas dire insalubres, abandonnés, qui servent souvent de squat et de refuges à des marginaux. Le terrain est parsemé de carcasses de voitures compressées et de ferrailles en tous genres. Un décor de rêve pour une manifestation surréaliste pour qui n'est pas du « sérail », mais qui, pour les participants, paraît posséder beaucoup de charme.
   Les organisateurs avaient tenté d'autres points de ralliement. Avant d'échouer là, ils ont envisagé le secteur d'Iffendic, puis Saint-Jacques-de-La-Lande, mais les lieux éventuels de rassemblement étaient gardés par la gendarmerie. Et l'on savait que le secteur de la plaine de Baud était également surveillé.
   L'installation à la Barre-Thomas s'est faite en douceur. Les raveurs ont investi les lieux en force mais sans difficultés, installant plus d'une dizaine de platines et de sonos (on parle de 17) pour autant de lieux de défoulement. Les services de police, présents en trop petit nombre pour espérer canaliser un tel afflux de jeunes déterminés, n'ont pu que «gérer la crise». Ils devaient aussi s'occuper du centre ville où des difficultés, restées heureusement sans conséquences graves, sont intervenues entre les jeunes surchauffés par l'ambiance des Trans et des riverains excédés par le bruit et le comportement excessif de certains.
   À la Barre-Thomas, les choses, dans l'ensemble, se sont plutôt bien passées. Dans la nuit de vendredi à samedi, les services de police ont dévié la circulation pour éviter les engorgements au niveau de la rave.
   Les participants affichaient hier une évidente satisfaction : « Là, on est vraiment dans une démocratie. Quand on voit tous ces jeunes s'amuser tranquillement », assène Wilson avec un grand sourire. Jérémy et Franck déclarent avec jubilation « J'ai kifé sur le son, grâve ! C'est génial. Tout se passe bien. » De la drogue ? « Un peu d'herbe, mais ça fait partie de la fête et pas plus que dans le centre », sourit Vanessa.
   Les riverains, en revanche sont moins satisfaits. Le gérant du magasin Noz, situé à proximité, a été cambriolé et une quarantaine de blousons ont disparu malgré le fonctionnement des alarmes. Le gérant de la station service situé en face de la rave a prudemment mis la clef sur la porte samedi, mais les lieux ont été copieusement taggués.
   Des abris bus ont été brisés, et tout le périmètre est jonché de détritus en tous genres. « Un moindre mal, souligne un passant, si l'on considère la foule qui a transité par ici durant ce week-end de folie... ! »
Ouest-France - 06 Décembre 1999



(tekos Rousset)

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#8 07-01-12 20:32:14

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2000




(tekos Blois)

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(teuf Vierzon)

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archives de Teknozik, "un article sur une teuf Subsonik Infrabass & co ... en 2000, à coté de Vierzon"



(tekos Deaux)

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A la Une:Des milliers de personnes pour le rassemblement « Fuck Hélio Colors »


Dès le vendredi après-midi, des milliers de personnes ont commencé à se rassembler à Deaux, près d'Alès (Gard) pour une immense fête gratuite visant à concurrencer le festival de musiques électroniques Hélio Colors. Dans la journée, le nombre de ravers s'est probablement élevé au-dessus des dix mille personnes, venant des quatre coins de la France et même d'Europe. « Ce qu'on veut, c'est faire de la musique, pas de l'argent et Hélio Colors, c'est 200 balles, ce n'est pas dans l'esprit de la techno », explique Momo, un des organisateurs de la contre-rave.
Du côté de la municipalité de Deaux, l'atmosphère n'est pas vraiment au beau fixe : « Ils ont envahi les cultures, les champs... et on en attend encore 5 000 de plus, soupirait le maire. Toute la nuit, ca a klaxonné, le village était complètement bloqué. Les gendarmes étaient au courant mais devant l'ampleur de l'arrivée, ils n'ont rien pu faire ».
Le festival gratuit devrait continuer jusqu'à lundi, voire mardi pour les plus résistants.
Midi Libre, 06.08.2000



(tekos de l'Aude)

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AUDE: Teknival de Fontiers-Cabardès



La rave s'éteint
Hier, il ne restait plus que deux à trois mille raveurs sur les champs de Brousses transformés en piste de danse géante. Le maire de Fontiers parle d'une « catastrophe écologique ».

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Sur fond de techno, la boîte vocale du teknival annonce la fin de la free party: « La fête est terminée. A bientôt ». Aux abords du lieu de rassemblement, des groupes de jeunes gens quittent les lieux, sac à dos en bandoulière. Des voitures, noires de poussière, repartent vers d'autres fiestas. Sur place, il ne reste plus que des acharnés, environ deux à trois mille, qui dansent encore devant les derniers sound systems. Une quarantaine de bénévoles de Médecins du Monde sont toujours là, les associations Techno plus et Tipi aussi. « On y est jusqu'à mercredi soir si on ne se fait pas jeter », explique-t- on à Tipi. Les associations d'assistance sanitaire commencent à coordonner les opérations de nettoyage. Pas une mince affaire. Sur le chemin qui mène au rassemblement, il y a de tout partout: bouteilles d'eau, canettes de bière, emballages divers, papiers, plastiques... Sur le site, c'est moins dégueu. Les organisateurs, qui avaient assuré au maire de Fontiers qu'ils nettoieraient, ont tenu parole. Les bennes, acminées par la Stan et le Sictom de Carcassonne, se remplissent. Et des sacs poubelles s'entassent au centre du village techno. « Tout le monde met la main à la pâte, observe Lionel, coordinateur de la Mission rave Paris. Personne n'est là pour saloper. »

« La tempête a fait moins de dégâts »
Le secrétaire général de la préfecture, Henry Jean, a indiqué « qu'une réponse collective, mobilisant Sivom et Sictom, serait apportée au problème du nettoyage ». En attendant, le maire de Fontiers, Yves Bonnafous, parle de catastrophe écologique: « Vingt hectares sont bousillés pour plusieurs années. Des arbres ont été arrachés, ce sont des actes imbéciles. La tempête du mois de novembre a fait moins de dégâts. » Alors dans ces petits villages de la campagne, brutalement confrontés au phénomène techno, ça choque. Forcément. « On a tenu dimanche une réunion de crise, explique le maire de Fontiers. Les gens étaient très excités et écoeurés. Une plainte collective va être déposée pour dégradations volontaires et nous allons demander à être reçus par le préfet. » Yves Bonnafous en veut aux services préfectoraux: « Nous leur avons signalé dès vendredi qu'il y avait une boîte vocale qui indiquait le lieu de rassemblement. Samedi, elle était toujours en fonction... » Avec un soupçon d'ironie, le maire salue l'organisation du teknival: « C'est monté d'une façon magistrale, chapeau! Pour vendre leur truc, ce sont de formidables commerçants. » Loin d'attirer 20.000 personnes, les petits comités des fêtes vont pouvoir en prendre de la graine. Enfin, si l'on peut dire...
Sébastien MARTI.

Les CRS interviennent sur le site
Hier soir, le secrétaire général de la préfecture de l'Aude, Henry Jean, a assuré que le teknival « était en voie de dislocation ». Selon lui, une compagnie de CRS est intervenue « avec courtoisie sur les lieux afin de favoriser les départs ». Un affrontement a failli avoir lieu. « Un peu moins d'une centaine de CRS casqués étaient prêts à intervenir en fin de soirée, explique- t-on à Médecins du Monde. Nous les avons calmé, leur demandant de laisser aux raveurs le temps de nettoyer le terrain et de se reposer. » Des pierres ont bien volé sur les cars des forces de l'ordre mais les associations Tipi et Techno plus se sont interposées et ont demandé aux raveurs d'arrêter. Hier soir, le calme était revenu et les derniers participants ont poursuivi le nettoyage du site.

Attention aux « Mitsubishi »
Par ailleurs, les services de la préfecture ont tiré hier un premier bilan d'une rave géante qui a mobilisé pendant quatre jours 80 CRS, 150 gendarmes, l'escadron mobile de Narbonne, les douanes, les pompiers et le personnel hospitalier. Les contrôles de police et de gendarmerie, à l'extérieur du site, ont donné lieu à une quarantaine de gardes à vue, dans la plupart des cas pour détention de stupéfiants. Les douanes à elles seules ont saisi 550 g de cannabis, quelques doses d'héroïne, de cocaïne et de speed, ainsi que 180 cachets d'ecstasy (les gendarmes de leur côté en ont saisi 300) dont une quinzaine, portant le logo « Mitsubishi », qui contiennent une molécule particulièrement toxique. Au cours du week-end, 400 personnes ont été contrôlées ainsi que 150 véhicules. Un camion qui transportait une sono a d'ailleurs été saisi à Narbonne. Enfin, six personnes ont dû être hospitalisées. Leur état n'inspire aucune inquiétude.
PUBLIÉ LE 22/08/2000 | LA DÉPÊCHE DU MIDI



(tekos Rennes)

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Une rave-party près de Rennes. En marge des Transmusicales, les ravers se sont retrouvés à Bruz.


Transmusicales de Rennes: une rave-party à Bruz sur le campus. Deux milles personnes, des centaines de voitures et du bruit.


C'est maintenant une tradition : les Transmusicales s'accompagnent d'une rave-party géante pour laquelle on vient de toute la France et même d'Europe. Toute une nuit, organisateurs de la free-party, gendarmes et policiers ont joué au chat et à la souris. Plusieurs tentatives ont été faites d'abord à Rennes, d'abord route de Lorient, dans un entrepôt désaffecté, puis route de Vezin-le-Coquet. Vers 5 h samedi matin, les ravers ont fini par s'installer à quelques kilomètres au sud de Rennes. Environ 200 voitures ont investi l'entrée du campus de Ker Lann, où deux hangars en tôle ont été occupés. Le déferlement de voitures était tel que les gendarmes, arrivés peu après, n'ont pu s'interposer. Selon le schéma habituel, les ravers se sont installés comme chez eux pour la fête sauvage. L'effet de surprise était total, tant pour les riverains, réveillés par les décibels des sonos, que pour les automobilistes, à la vue d'une foule de jeunes en treillis déambulant près de la voie express. Les voitures s'étaient garées un peu n'importe où, et même sur un rond-point dont il ne reste plus rien de la végétation. Samedi matin, la rave-party montait doucement en régime. Vers 10 h, environ 2.000 jeunes ravers avaient pris possession des lieux. Tout de suite de nombreuses doléances remontaient vers les autorités, suite à toutes les nuisances constatées sur place, y compris les embouteillages autour du rond-point. Selon les gendarmes, qui se relayaient sur le site pour prévenir les incidents, le plus gros de la foule était à venir. Le maire de Bruz, Robert Barré, était l'un des plus effarés par les événements.
" J'ai été prévenu à 9 h. J'ai honte de ce qui se passe. Il y a des vendeurs de came au bord de la route. On se shoote sur la voie publique. C'est incroyable que l'on permette des choses comme cela. Quand quelque chose ne va pas dans une commune, on tient le maire pour responsable. Là il s'agit de sécurité publique. L'Etat ne donne pas le bon exemple."
Ouest-France | 03 Décembre 2000




(tekos Rennes#)

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Près de Rennes, week-end de fête pour 8.000 jeunes. Rave sauvage en marge des Trans.


   Chaque année, une rave-party sauvage est organisée en opposition aux Transmusicales de Rennes. Parallèlement à la 22e édition de ce festival, 8.000 jeunes ont investi clandestinement, samedi et dimanche, deux hangars à Bruz, commune voisine.
   RENNES. - « C'est tout un état d'esprit : on vient ici pour le côté underground et contestataire. Les Trans, c'est trop cher et trop business ». Marianne et ses amis sont montés de Bordeaux pour vivre, comme chaque année, la rave-party «sauvage» des Transmusicales. Comme eux, plus de 8.000 jeunes sont arrivés de tout l'Hexagone, voire de l'Europe, pour investir clandestinement, samedi, à l'aube, deux hangars en tôle sur le campus de Ker Lann, près de Rennes. Dimanche, à 11 h, le spectacle est surréaliste. Dans un rayon proche, voitures et camions sont garés n'importe où : le long des glissières sur la voie express, sur un grand rond-point. Les raveurs ont pris possession des lieux en toute insouciance. Ils déambulent, vont et viennent, souvent accompagnés de chiens. « Toute la difficulté consiste à tenir secret le plus longtemps possible le lieu de la soirée. On est au courant par le bouche-à-oreille », explique Marianne, la « nomade » (ou « traveller »), cigarette dans une main, bol dans l'autre. « On vend du café aux participants, ça permet de se requinquer ». Christophe, son ami, dort au fond du camping-car. « Il se repose un peu, ça fait deux jours qu'on fait la fête et qu'on ne dort pas », précise la jeune fille, les yeux cernés.
   Ici, on ne fait pas dans le rock, la pop ou le blues. « C'est du hardcore, lance Arnaud en sautant sur place. On a du son et la musique tape très fort ». Les « teufeurs » (les fêtards, dans le jargon), ont souvent des allures de zombies, exténués par la danse et les soirées bien arrosées. Après y avoir, pour certains, ajouté une dose d'hallucinogènes. A bien y regarder, il y a là quelque chose du film Mad Max. Le kaki domine : treillis, sweat-shirts à capuche, parkas militaires sont de mise. Filles, garçons ? On a du mal à faire la différence. Par terre, canettes et bouteilles de bières côtoient les raveurs qui se sont endormis sur le sol. Les chaussures alourdies par la boue, Marianne est à l'aise dans cette « Cour des Miracles ». Hollandais et Anglais semblent apprécier ce genre de « teuf » (fête) : « Nous venons de Brighton. Les Trans sont réputées, mais on préfère venir à la "contre ". C'est plus authentique », confie Andy, les yeux hagards. Il est midi, le mini-village ressemble davantage à une décharge publique qu'à un lieu convivial et festif.
Linda BENOTMANE.

Le centre-ville envahi par la foule, une rave-party géante à Bruz.


A côté des " Trans ", une autre fête.
   On se serait cru en juin, comme pour une autre fête de la musique. Le temps était si clément que les terrasses ont refleuri sur le trottoir. La foule a déambulé toute la nuit dans les rues du centre-ville. Familles avec enfants, festivaliers des " Trans " et jeunes attirés par la rave-party ont traîné de concert en concert dans la douceur hivernale, créant une animation qui a connu ses excès et ses dérapages. Mais aucun accident grave n'est à déplorer durant le week-end. Les pompiers indiquent toutefois qu'ils sont beaucoup sortis pour des malaises sur la voie publique. Le service des urgences du CHU confirme avoir connu un niveau d'activité supérieur à la moyenne. Cela n'étonnera pas les lève-tôt qui ont découvert un invraisemblable amas de bouteilles de bière et de détritus samedi et dimanche matin. Comme c'est maintenant la tradition dans tous les grands festivals de musique actuelle, une rave-party géante a poussé en marge des Trans.
   Au plus fort de la fête techno, près de 8.000 jeunes étaient rassemblés à l'entrée du campus de Ker Lann. Après avoir essayé en vain de s'introduire dans plusieurs sites inoccupés à Rennes, les ravers ont fini par investir deux hangars, à quelques pas de l'un des ronds-points les plus fréquentés de l'agglomération. Pour prévenir les accidents, les gendarmes ont préféré fermer les accès. Les voitures des ravers s'étaient garées sur toutes les voies, sans compter le rond-point de Bruz, et parfois même le long des glissières centrales! Mis devant le fait accompli, le maire de Bruz, Robert Barré, n'arrive pas à digérer cette fête sauvage. Il envisage de porter plainte contre X, c'est-à-dire l'Etat, qui n'aurait pas fait son devoir. Au nom des maires ruraux, Robert Barré s'interroge aussi sur les dérives des Transmusicales. " Ce qui s'est passé à Bruz aurait pu aussi bien se dérouler à Cesson. " A Bruz aussi, les pompiers sont intervenus pour des malaises. Mais aucun incident grave n'a été enregistré sur les lieux de la rave-party.
Le maire de Bruz s'en prend à l'État.
« Mais que fait donc le préfet ? » Le maire de Bruz, Robert Barré, n'a pas décoléré du week-end, reprochant au représentant de l'État d'avoir laissé faire. C'est par hasard, samedi dans la matinée, qu'il a appris que les ravers avaient déferlé sur « son » territoire. Il aurait souhaité que les pouvoirs publics « éradiquent la rave-party » dès les premiers décibels. Venus de toute la France et même de pays voisins, les ravers ont garé leurs voitures un peu partout sur la voie express, en bordure du campus de Ker Lann. Bichonné par les jardiniers de la ville, le rond-point était transformé en parking. Un peu plus loin, un restaurateur ne pouvait s'opposer à l'invasion de son terrain. Il préférait fermer les portes pour le week-end. « C'est honteux de voir un spectacle pareil. Je ne peux rester les bras croisés. Il y a des choses que l'on ne peut admettre », s'emportait Robert Barré, au matin du deuxième jour. Le maire envisageait de porter plainte contre X. Il a fait relever le numéro des voitures qui ont saccagé le rond-point. « Ils me le paieront ! » Toute la nuit, les gendarmes se sont relayés pour prévenir les incidents. L'affluence était telle qu'ils ont préféré isoler le rassemblement techno en coupant les accès. Dimanche, vers 17 h, il restait encore beaucoup de monde sur le site. En liaison avec la préfecture et le parquet, les gendarmes se décidaient à faire évacuer le terrain. Environ 70 hommes, dont des gendarmes mobiles, assistés par un hélicoptère, ont investi les lieux en douceur. Les ravers ont été contraints de lever le camp.
Alain Thomas. Ouest-France | 04 Décembre 2000

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2001




(Teuf Molitor)

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Rave-party sauvage à la piscine Molitor


La piscine parisienne Molitor, désaffectée depuis 11 ans, a été le théâtre d'une rave-party sauvage de samedi soir jusqu'à dimanche en milieu de journée, réunissant de 1.000 à 2.000 fêtards.  Les centaines de participants auraient utilisé l'internet pour se donner rendez-vous et mettre devant le fait accompli les forces de l'ordre, selon la police.  Six personnes ont été interpellées puis laissées libres. Quelques barrettes de haschich et cachets d'ecstasy ont été saisis.  Les "ravers" ont escaladé les murs d'accès à la piscine située porte Molitor dans le seizième arrondissement de Paris, pour y pénétrer illégalement. Quelques dégradations aux accès murés ont ausi été relevées.  Les derniers fêtards n'ont quitté les lieux, malgré le mauvais temps, que vers midi dimanche.  La piscine Molitor est un chef-d'oeuvre Art Déco signé Lucien Pollet qui comprend deux bassins de 50 mètres, un d'hiver et un d'été qui se transformait jadis en patinoire avec loges et orchestre.  Construite en 1929, de style "paquebot", elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Fermée depuis 1989, elle est l'objet d'une longue polémique sur sa rénovation éventuelle.   Nuisances 2 000 « ravers » envahissent la piscine Molitor XVI e  CERTAINS HABITANTS du XVI e ont été réveillés en sursaut par de puissants bourdonnements hier matin, mais ce n'était pas de ceux des cloches de Pâques. Il s'agissait de la sono de jeunes venus s'amuser et danser à une rave-party organisée dans l'ancienne piscine désaffectée Molitor. Les « ravers » ont escaladé les murs d'accès à la piscine pour y pénétrer illégalement. Quelques dégradations aux accès murés ont aussi été relevées. La piscine Molitor est un chef-d'oeuvre Art déco signé Lucien Pollet, qui comprend deux bassins de 50 mètres, un d'hiver et un d'été qui se transformait jadis en patinoire avec loges et orchestre. Construite en 1929, de style « paquebot », elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Fermée depuis 1989, elle est l'objet d'une longue polémique sur sa rénovation éventuelle. Les festivités ont débuté vers minuit, 1 heure du matin pour se poursuivre jusque dans la matinée. Au moment le plus fort de la rave, près de 2 000 personnes étaient regroupées dans l'établissement. Les policiers alertés par le voisinage se sont rendus sur les lieux. « Comme la piscine est dans un coin un peu retiré, nous avons laissé faire. » Un avis qui n'est pas partagé par tout le monde. Ainsi, cet habitant qui réside au 8 e étage d'un immeuble de la porte d'Auteuil a-t-il été brusquement réveillé par un bruit infernal vers 5 heures du matin : « Ça dégageait un son très fort et très strident, un son circulaire qui tournait dans tout le quartier. Dès que la sono s'arrêtait, on entendait les cris des participants. Je n'ai pas pu fermer l'oeil avant que ça cesse définitivement, vers 11 heures du matin. » En dehors des nuisances sonores que certains riverains ont subies, les policiers qui étaient restés aux alentours en observation n'ont signalé aucun incident. Seuls quelques participants ont été interpellés vers 4 heures du matin en possession de drogue. Quelques barrettes de haschich et cachets d'ecstasy ont été saisis. La rave s'est finalement achevée en fin de matinée hier.  M.-A. G   XVI e - Goasguen interpelle le ministre de l'Intérieur sur la rave  A LA SUITE de la soirée rave sauvage au cours de laquelle près de 2 000 jeunes ont envahi la piscine Molitor le week-end dernier, provoquant des nuisances sonores dans le quartier et quelques dégradations, le député DL Claude Goasguen a adressé une question écrite au ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant. Il y rappelle que « la piscine Molitor est actuellement fermée au public , que c'est un site classé » et que la rave « n'est pas la première à être organisée à Paris et dans les environs sans qu'aucune autorisation du préfet, du maire de Paris ou des maires d'arrondissement ait été demandée et reçue ». Claude Goasguen veut savoir « comment une fête rassemblant autant de personnes et demandant un certain nombre de moyens techniques a pu être organisée sans que la police en soit avertie », et si des poursuites seront prévues à l'encontre des organisateurs et des participants, notamment ceux trouvés en possession de drogues. Il demande également ce que compte faire le ministre de l'Intérieur « pour que ces raves totalement illégales ne se renouvellent pas ».
presse HERETIK - 14/04/01
AFP, dimanche 15 avril 2001



(tekos Bourges)

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Un compte rendu de l'AFP (Agence France Presse).
VIERZON (Cher), 22 avr (AFP) - Quelque 10.000 personnes ont participé samedi soir à une rave-party sauvage organisée depuis vendredi soir dans des entrepôts désaffectés de Vierzon (Cher), en marge du 25e Printemps de Bourges, a-t-on appris dimanche auprès de la police.
Les participants avaient commencé à danser au son de la techno et d'autres musiques électroniques vendredi vers 23H00 et se sont retrouvés à 10.000 samedi soir, selon une estimation de la police qui a compté quelque 2.500 véhicules sur place.
La plupart des participants, jeunes pour l'essentiel, ont passé la nuit à l'intérieur des entrepôts, des bâtiments propriété de la ville et érigés sur près de 10.000 m2 dans le quartier des Forges, un secteur périphérique de Vierzon.
La police a procédé à quelques interpellations samedi, notamment pour des vols à l'étalage dans un supermarché voisin, tandis que de nombreux riverains, outre les nuisances sonores, se sont plaints de ne pouvoir accéder à leur domicile, les rues étant complètement engorgées par les véhicules en stationnement.
Le rassemblement, organisé à une trentaine de kilomètres de Bourges, devrait prendre fin avec le festival de musiques actuelles, dimanche soir, ou au plus tard lundi matin, selon la police.



(tekos Marigny)

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1er mai 2001



(tekos Marcillac)

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   Il faut plus qu'une averse de gadoue pour arrêter le commun des raveurs. C'est ce qu'a prouvé le Teknival après avoir posé ses valises sur le causse de Marcillac, dans la nuit de vendredi.
   Depuis, les décibels se déversent à flot sur les pacages à moutons qui n'ont jamais connu une telle affluence de mémoire d'ovins.
   Au plus fort de la nuit de samedi, la méga teuf compte une bonne dizaine de milliers de personnes. Comme la nature, le raveur a horreur du vide. Toute la journée, en voitures, en vieux bus Wolkswagen, en camionnette à mazout, ils sont venus s'amasser sur une dizaine d'hectares. Les sonos carburent tous les 100 m au groupe électrogène. Au rythme d'un camion, une voiture, une tente pour abriter le pétard ou le barbecue, le bordel s'organise savamment, offrant aux participants un parcours aléatoire dans un dédale techno électronique.

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TRANSE
La pluie tombe avant la nuit. Tout le monde se bâche, à commencer par les DJ's dont le matos est la seule entité du lieu qui craint vraiment la flotte. Au fil des heures, chacun soigne sa transe à coup de cannette, d'herbe ou de speed. Certains se contentent d'une baffle à trois centimètres des oreilles. D'autres font des mélanges aux effets plus incertains. Sans débordement toutefois, comme le montre le bilan de la Croix-Rouge. Amphètes et fumettes sont de toutes les raves, comme le gâteau qui ne peut pas se passer de sa cerise. Mais ce n'est pas là l'essentiel du rassemblement qui reste avant tout musical. Binaire, certes, mais éclectique. Et puis il y a les shill-out, ces tentes où les anciens réfrènent les ardeurs des plus jeunes, sans oublier les bénévoles de Médecins du monde qui vous identifient, une vulgaire sucrette, un ecsta aux hormones, ou un speed en bonne et due forme en moins de trois minutes.

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Les pieds dans la gadoue, genre Woodstock, et la tête dans les étoiles, les raveurs ont porté la fête jusqu'au petit matin qui s'est levé sur un paysage surréaliste. Genre camping des Flots bleus après le passage des « Freaks Brothers ». Alors que certains levaient le camp, d'autres arrivaient tout juste après s'être perdus, en nocturne, dans l'Aveyron profond. C'est ça aussi le « bad trip ».
Pour d'autres, ce fut plus facile, comme Manu, un jeune ruthénois qui n'espérait pas vivre sa première rave si près de chez lui. « Au début j'appréhendais un peu, mais c'est super cool, les gens sont là pour faire la fête. » La pluie tombe toujours en cette fin de matinée, mais manu est tout heureux et pense déjà à la prochaine. Oui, mais où ? Ph. FERRAND.

Des lendemains qui chantent
« La zone pluvio-orageuse se décale. L'alerte météo est levée. C'est bon, nous sommes tranquilles de ce côté-là », soupire, soulagé, Jean-Yves Lallard, sous-préfet de Millau de garde à la cellule opérationnelle de Marcillac. Hier matin, l'heure était aux premiers bilans après le teknival qui se déroulait près de Marcillac-Vallon, depuis la nuit de vendredi à samedi. « Sur l'aspect gestion de l'ordre public et sanitaire, cela s'est bien passé », poursuit le sous-préfet. Les bénévoles de la Croix-Rouge ont eu à porter secours à trente-neuf personnes et seulement pour de petits « bobos »: plaies, hypothermie, abus d'alcool ou de stupéfiants... Trois personnes ont dû être évacuées vers le centre hospitalier de Rodez, mais, là non plus, rien de bien grave: fracture d'un doigt, douleur à la poitrine, troubles psychologiques...
   Si on est loin des vingt-cinq mille participants annoncés, forces de l'ordre et organisateurs se sont accordés à dire qu'ils étaient, tout de même, dix mille, au plus fort de la nuit. Entre mille et deux mille d'entre eux ont levé le camp, dès hier matin et les départs se sont poursuivis tout au long de la journée. On évaluait à cinq mille, le nombre de raveurs, encore sur le site, hier en fin de journée. « C'est conforme aux déclarations des organisateurs qui ont annoncé la fin de la rave pour dimanche soir!», note le responsable de la cellule opérationnelle.

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LES CONTROLES SE POURSUIVENT
Il était donc question de lever le plus gros du dispositif sanitaire dès hier soir. Médecins du monde et Croix-Rouge ont quitté les lieux. Les sapeurs-pompiers ont poursuivi leur surveillance. Seules demeuraient de petites inquiétudes sur le départ des camions qui risquait d'être quelque peu perturbé par la boue. Quelques-uns se sont embourbés et il semblerait que les garagistes et agriculteurs des environs n'aient pas voulu venir à leur aide, ce qui retarderait d'autant le départ des derniers raveurs. Pour le reste, tout se passait plutôt bien, mises à part quelques erreurs d'aiguillage que les services de l'Equipement ont résolues avec un balisage routier renforcé, notamment en direction de Rodez. Les contrôles continuaient. Rien n'a été mis au jour pour les stupéfiants, en revanche quelques alcoolémies positives ont été relevées et des véhicules, proches de l'épave, immobilisés.
   Les secouristes ont également été mis à contribution pour la distribution de sacs-poubelles. « Nous espérons, ainsi, inciter les raveurs à faire preuve de civisme et à ne pas laisser le terrain dans un état lamentable », souhaitait Jean-Yves Lallard.
Gladys KICHKOFF - La Dépêche du Midi - 16 Juillet 2001



(tekos Florac)

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(tekos Trans'OFF)

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#10 07-01-12 20:36:30

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2002




(tekos Bourges)

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(tekos Muides-sur-Loire)

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(tekos Col de Larche)

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Le Teknival 2002 est un succès


Après quatre de jours de fête, les 18.000 "teufeurs" ont quitté le versant italien du Col de Larche sans qu'aucun incident ne soit à déplorer.
   En italien, on dit "Fine"! Le Teknival 2002, la "free party" géante de l'été, installée depuis quatre jours sur le versant italien du Col de Larche, a doucement pris fin dimanche, sans qu'aucun incident majeur n'ait été signalé par les services de police et de secours.
Dès dimanche matin, des milliers d'amateurs de techno avaient repris leurs véhicules pour quitter le site du Teknival, organisé cette année en Italie pour éviter une éventuelle saisie des matériels de sonorisation par les forces de l'ordre françaises.
Selon la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, les vagues de départ ont commencé dès 4h du matin, pour s'amplifier en milieu de journée. "Il y a eu un flux important jusqu'à 16h30 et ensuite une circulation en paquet", a déclaré Daniel Josserand-Jaillet, sous-préfet de Barcelonnette (Alpes-de-Hautes-Provence).
18.000 "teufeurs"
   Après quatre jours de fête techno, le superbe site du col de Larche a commencé à perdre petit à petit ses allures de camp de gitans. Les uns piercés, les autres tatoués, portant des dreadlocks, des treillis ou des T-shirts aux slogans antimondialistes, les "ravers" ont peu à peu remballé leurs tentes, hamacs, amplis, platines et enceintes, pour repartir aux quatre coins de France.
Au plus fort, la rave party a rassemblé jusqu'à 18.000 personnes, a précisé dimanche la préfecture de Digne après "un recoupement des chiffres" avec les autorités italiennes. En comparaison, l'édition 2001 du Teknival à Florac (Lozère) avait rassemblé entre 10.000 à 15.000 "teufeurs".
   Toute la journée de dimanche, une file ininterrompue de voitures s'est dessinée sur le petit chemin départemental CD900 du col de Larche "à raison de 400 voitures à l'heure", a noté Daniel Josserand-Jaillet. En fin d'après-midi, il ne restait que 3.000 à 3.500 personnes environ. Quant à la descente du col, situé à 1.900m d'altitude, elle s'est effectuée dans le calme malgré les ralentissements, toujours selon la préfecture.
Durant les quatre jours du Teknival, cette route étroite et sinueuse avait été à de nombreuses reprises bouchée sur plusieurs kilomètres de part et d'autre de la frontière franco-italienne, suscitant les inquiétudes des services de secours et la mise en place de procédures d'évacuation sanitaire par hélicoptère en cas d'urgence.

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Aucun incident grave
   Mais dimanche soir, les autorités françaises et les ONG présentes sur place, dont Médecins du monde (MDM), s'accordaient à dire qu"'aucun incident grave" n'avait eu lieu au Teknival 2002.
Selon Valère Rogissart, responsable de MDM, tout s'est bien déroulé et la plupart des interventions sur le site se sont cantonnées à "la bobologie". Les pompiers français ont pour leur part effectué sept interventions depuis jeudi, et "à chaque fois la personne est repartie par ses propres moyens", selon Daniel Josserand-Jaillet.
Côté interventions policières, au total six personnes ont été interpellées: un pour "rébellion" lors d'échaufourrées jeudi entre jeunes et policiers français; deux pour "vol à la roulotte"; et trois pour "vol à l'essence". En outre, un raver a été interpellé samedi "en possession de 47 grammes de cannabis et d'un gramme de cocaïne", à la suite d'un contrôle des douanes.
Dimanche soir, la préfecture de Digne avait fermé le poste médical avancé, installé à quelques kilomètres du Teknival, et allégé les équipes de renfort à une cinquantaine de membres des forces de l'ordre.
Ultime pied de nez aux autorités françaises qui ont interdit par décret toute "free party" clandestine, le Teknival 2002 a été une réussite en termes de participation. Mais en l'absence des gros "sound systems", la véritable "teuf" n'a pas eu lieu, au grand dam de la plupart des ravers qui accusent les pouvoirs publics d'avoir bloqué les camions de "sons". (AP)
Créé le 19-08-2002



(tekos Col de Larche #)

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Un Teknival sous haute surveillance
Les organisateurs du Teknival, annoncé comme la plus grande " free partie " de l'été, cultivent le goût du secret, afin d'échapper aux forces de l'ordre.

Depuis minuit la nuit dernière, les 15 000 à 20 000 " teufeurs " attendus pour le Teknival, qui doit débuter aujourd'hui quelque part dans le sud de la France, connaissent le premier point de ralliement et la direction à prendre pour se rendre à la manifestation. Annoncé comme la plus grande free partie de l'été, le prochain Teknival s'organise dans la clandestinité habituelle à ce genre de manifestation et laisse les autorités dans l'expectative.

Sur le qui-vive, les forces de l'ordre sont déjà intervenues à deux reprises récemment pour faire appliquer les nouvelles dispositions de la loi sur la sécurité (le fameux amendement Mariani, en vigueur depuis le 3 mai) et empêcher la tenue de " free partie " : en Bretagne, fin juillet et en Ardèche, la semaine dernière. La nouvelle loi soumet l'organisation les fêtes rassemblant plus de 250 personnes à une autorisation préalable, sous peine de saisie du puissant et coûteux matériel de sonorisation. Pour protester contre cette " répression ", les organisateurs du Teknival ont appelé à l'organisation d'une opération escargot dès hier soir sur l'autoroute A7, brandissant la menace de " bouchons monstres " sur la route des vacances.

Afin de pallier tout problème sanitaire ou médical, les équipes des " missions raves " de Médecins du monde seront sur place pour assurer une présence médicale, délivrer des messages de prévention et d'information, et analyser les produits en circulation. Cinquante personnes seront mobilisées sur une durée de 4 à 5 jours, parmi lesquels 20 soignants (médecins et infirmières) ainsi que des psychologues et des éducateurs. " Nous allons installer une antenne sanitaire en première ligne, pour les petits accidents et les problèmes liés à la consommation de produits. Nous disposerons également d'une antenne information qui délivrera des messages liés à la consommation et qui distribuera des bouchons d'oreille et des préservatifs ", explique Valère Rogissart, responsable des " missions rave ".

" Pour des manifestations de la même ampleur qui se sont déroulées l'an passé et en mai dernier, nous avions procédé à une quinzaine d'évacuations, mais toutes n'étaient pas liées à la prise de produits ", ajoute-t-il. Selon lui, " en ce qui concerne les problèmes de drogue, la visibilité lors d'une rave est supérieure que pendant des concerts, dans des boîtes de nuit ou dans des stades, mais le phénomène est le même. Dans l'imagerie populaire, on occulte aspect culturel et contestataire de ce genre de manifestations. " Et Valère Rogissart de conclure : " Ça devient vraiment compliqué d'être jeune dans ce pays. "
Julien Aboudharam,   le 15 Août 2002



(tekos Trans'OFF)

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L'actualité en Bretagne
La rave des Trans à... Marcillé-Raoul !
En parallèle du festival des Transmusicales de Rennes, une rave party devrait avoir lieu sur la petite commune de Marcillé-Raoul.
C'est dans une zone boisée appelée Les Landes, sur la commune de Marcillé-Raoul (canton d'Antrain) que devrait se dérouler ce week end la rave "sauvage" qui accompagne traditionnellement le festival des Transmusicales. Le terrain serait réquisitionné les autorités préfectorales à la plus grande surprise des habitants de lieu.
par JMP le 06/12/2002



(tekos Trans'OFF#)

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L'actualité en Bretagne
Sarkozy tire à vue sur les Trans
Pour le ministre de l'Intérieur, c'est au festival des Transmusicales de gérer les conséquences de la rave sauvage qui accompagne traditionnellement le festival rock de Rennes.
Jusqu'au 8 décembre dernier, pratiquement personne ne connaissait l'existence de Marcillé-Raoul, petite commune rurale de 700 habitants aux fins fonds de la campagne rennaise. Et puis badaboum : après une reconnaissance en hélicoptère, la préfecture décide d'y réquisitionner un grand champ pour y faire converger les milliers de djeunteuffeurs attendus pour la rave sauvage en parallèle du festival des Transmusicales de Rennes.
"On n'avait pas connu de réquisition depuis la guerre" s'insurgent en substance les habitants du cru qui ne goûtent que modérément la musique techno. Surtout en pleine nuit. Malgré une température semi-polaire, quelques 25 000 braves vont donc se retrouver là pendant tout un week end, les yeux dans les étoiles et les pieds dans l'herbe gelée.
Oui, mais "bonjour les dégâts", affirme René Canto, le maire de la commune qui en a appelé au ministère de l'Intérieur. Et surprise générale le 16 décembre : Nicolas Sarzoky fait le déplacement pour soutenir les habitants courroucés. L'occasion de pour lui de désigner ceux qu'il considère comme les vrais responsables.
"Qui a décidé d'organiser le festival de musique de Rennes autour duquel (...) il y a une rave chaque année ? (...) ce n'est pas moi. (...). Vous avez de meilleures relations que moi avec le maire de Rennes) (...) transmettez-lui le message."
Apparemment, les propos été reçus cinq sur cinq dans la capitale bretonne. La co-responsable des Transmusicales (Béatrice Macé) et l'adjointe au maire chargée de la culture (Sylvie Robert) dénoncent d'une même voix cet "amalgame". Les deux femmes insistent sur le fait qu'il n'existe aucune relation entre les deux événements. Cette rave sauvage n'étant pas une manifestation officielle organisée par le festival. "Contrairement à ce que certains médias ont pu avancer, il ne s'agit donc pas de la rave des Trans",, affirme Béatrice Macé. La dernière rave estampillé Trans remonte d'ailleurs à 1997.
Pour nombre d'observateurs, cette affaire est surtout une passe d'arme politique. Le festival de Rennes étant largement subventionné par la municipalité, tenue depuis 1977 par l'ancien ministre socialiste Edmond Hervé.
par JMP le 17/12/2002

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#11 07-01-12 20:39:48

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2003




(tekos Marigny)

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Un premier Teknival légal et jovial
Les raveurs, venus en nombre, et les autorités présentes au premier festival de musique techno organisé en coordination avec le ministère de l'Intérieur sur l'ancien aérodrome de Marigny, cohabitaient en bonne intelligence. "C'est pas un vrai Tekos (Teknival, ndlr), mais on se marre bien", affirmait un "teufeur", surnommé Kious. La présence discrète des forces de l'ordre tout autour des lieux n'a découragé personne. Les possesseurs de "sons" s'avouaient soulagés de ne pas encourir le risque de se faire confisquer leur matériel. "C'est galère quand ça arrive, ça coûte trop cher. Là on est tranquille avec ça", confiait Jérôme.
   Au contraire, la publicité faite à l'événement a attiré une foule, y compris de curieux, qui a dépassé les estimations des organisateurs. 10.000 à 20.000 personnes étaient sur place des les premières heures du Teknival, prévu jusqu'à dimanche soir, et le flot de véhicules était ininterrompu.
   A l'intérieur, aucune animosité. Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy était gentiment caricaturé sur une toile blanche. Mais plutôt que de mettre l'accent sur son dialogue avec le mouvement techno, les jeunes "teufeurs" préférent critiquer "l'Etat policier".
   Gendarmes et amateurs de techno se sont en fait peu croisés. 330 hommes patrouillaient jeudi soir dans un rayon d'une trentaine de kilomètres autour de l'événement, pour quelques contrôles d'alcoolémie, des inspections de véhicules par des chiens renifleurs, et la régulation de la circulation.

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Entre 10.000 et 20.000 personnes participent au festival de musique techno Teknival 2003 à Marigny-le-Grand, dans la Marne.

Un mur de paille
   Au coeur du Teknival, aucun képi n'est visible, en vertu de l'accord entre organisateurs et autorités. Certains jeunes s'y livrent au trafic d'ecstasy ou de cannabis avec une discrétion toute relative.
   Installées dans leur PC sécurité à environ 500 mètres en retrait du Teknival, les autorités (préfecture, gendarmerie, pompiers, Sécurité civile) se sont abritées de la musique derrière un ingénieux mur de paille. Il mesure plus de 3 mètres de haut et étouffe les battements incessants de la techno.
   Le folklore des raveurs fait tantôt bondir, tantôt sourire les pompiers qui patrouillent en jeep au milieu de la foule. Ce sont les boutiques d'artisanat, les images psychédéliques projetées sur écrans, les jongleurs de feu, les décors de tags.
   "Il faut faire attention, avec leur musique ils n'entendent même pas le bruit du moteur", explique le conducteur. Et encore moins les commentaires qui fusent. "Ah les tronches!", s'exclame un jeune pompier. "Il y a énormément de chiens dangereux, des première catégorie qui se baladent sans muselière. C'est pas du chihuahua", selon un autre. "Ils ont leur mixture dans leur bouteille en plastique. C'est du chargé", affirme un troisième. Il y a ces foules qui arpentent le tarmac, et puis il y a ceux qui dansent. Sur plus d'un kilomètre, les battements se mêlent avec un rythme implacable.
Par Afp, le 02 mai 2003 à 11h51 , mis à jour le 02 mai 2003 à 22h02.



(tekos Carhaix)

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Teknival de Carhaix
-Un résumé-
   Tout a commencé lorsque des membres de la CGT ont envoyé un message sur le réseau info-line des raveurs pour annoncer que le Teknival était lancé sur le site des Vieilles Charrues, en soutien aux intermittents. Ce qui était faux, enrage Iffig Mallard de l’association de teufeurs Terre-à-son. Quatre intermittents écoeurés par la méthode nous ont prévenus et ont passé la nuit avec nous à trouver des lieux d’accueil pour les camions et sons qui arrivaient de partout. » (La CGT aurait démenti)
   la fête techno a été interdite par des arrêtés des préfectures du Finistère, des Côtes-d’Armor, du Morbihan et de l’Ille-et-Vilaine, un millier de policiers mobilisés.
   Les "festivités" ont commencé le jeudi soir par une partie de cache avec les autorités, pour finir de s’immobiliser à Plouray pendant une bonne partie de la nuit et de la journée.
   Une dizaine de véhicules de raveurs participaient vendredi à une opération de blocage sur la RN 164 à une dizaine de kilomètres de Rostrenen (Côte d’Armor) en direction de Carhaix où s’est ouvert le festival des Vieilles charrues.
   Le vendredi soir les teuffeurs se sont engouffré dans un cul-sac "la chapelle St Barbe" situé au Faouet, une route de 2/3 km bordée de champs qui aboutit sur deux grands champs .
   Vers 21h00 les forces de l’ordre voyant les difficultés arriver, le flot continu de voiture qui arrivaient de toutes parts et surtout les teuffeurs en train de faire un sit-in bouchant l’entrée de la seule route menant aux champs, ont commencé à s’énerver un peu plus.
   Jusque là tout était très pacifique les slogans étaient "rendez nous not’son !!!" laissez nous teuffer !!" etc.. ça a duré un bon bout de temps.

La guerre du Faouët
   Puis, encerclés par les flics, certains ont commencé à jeter des pierres. La préféte du morbihan, Elisabeth Allaire, ayant réaffimé samedi qu’il etait "hors de question d’accorder une dérogation" aux raveurs, a donné l’ordre de donner l’assaut et d’utiliser tous les moyens possible pour déloger les "râveurs" Très vite une pluie de grenade lacrymos s’est abattue sur les teuffeurs présent au sit-in.
   Pour se défendre les teuffeurs ont donc commencé a caillasser le blindé des flics (et les flic avec évidemment), qui n’étaient alors qu’une dizaine environ.
   De plus en plus des teufeurs arrivaient défendre l’entrée de la route, attirés par le bruit des canons à lacrymo, jetaant toujours des pierres. Les flics se sentant en minorité et surtout en difficulté, n’ont donc pas hésité à utiliser les grands moyens, à savoir les fameuses "GRENADES OFFENSIVES" !
   C’est la que tout a basculé, tous les teuffeurs présents s’accordent à dire qu’on se serait cru en guerre, "un vrai bain d’sang" "une boucherie" "un carnage" ...
   Le premier blessé a pris une grenade offensive en plein thorax (il a eu vraiment beaucoup beaucoup de change) 4 cotes cassées et de multiples plaies ouvertes sur tout les corps, il en a pour tout l’été . "Tout l’monde pensait k’il était mort, le problème c’est que les flics continuaient d’envoyer des grenades offensives (70 grenades offensives ont été tirées !! ) Impossible de [le] sortir de là !! les pompiers ne pouvaient pas rentrer !! les teuffeurs ne pouvaient pas sortir !!! Puis un autre blessé, une main arrachée la grenade lui a éclaté a qq cm de la main en plein air, un autre a pris des éclats de grenade à l’entrejambe et de multiples plaies ouvertes aussi."
   En fait il y a eu 25 blessés envoyé à l’hosto ou soigné au PC d’urgence des pompiers, mais le nombre des blessés non comptabilisés est énorme, évidemment. Sept personnes ont été hospitalisées.
   La mamie qui parle à la TV, a bien été sauvée par des teuffeurs, elle le dit elle meme d’ailleurs (uniquement au journal 13h, bizarrement, ces explications ont été amputées au 20h du soir même pour ne garder que l’image des dégats). Les teuffeurs l’ont emmené dans un endroit sûr alors que les flics continuaient à envoyer des grenades dans tous les sens, y compris vers les maisons des riverains (vitres cassées) et les riverains présents.
   Ces derniers disaient aux flics de laisser les raveurs tranquille vu qu’ils étaient de toute façon déjà là, et en grand nombre, mais impossible pour eux de se faire entendre. Les riverains ont bien vu la détresse des teuffeurs obligés de se défendre face à la violence des attaques des flics.
   Des barricades incendiées ont été installé un peu partoutt sur la route et le pont qui menait au site où étaient les quelques sons ki ont réussi à passer (2,3 voire 5 sons selon les témoignages).
   Un autre témoigne "12 camion de CRS avec soutien de l’armée, motos et camions...la colline etait en feu ca cramait des barrages de bois et quelques portails"
Tout çela a duré presque 6h00 !! six heures de guerre pour prendre le droit de poser une « TAZ »
Certains teufeurs ont bien failli y rester et ont passé les 2 jours à l’hosto.
   Les flics canardaient des grenades, les teuffeurs reculaient de qq métres puis revenait à l’assaut en caillassant avec des pierres, des parpaings etc - la préfète parle de "cocktails molotov" ce qui est un peu gros, et confirmé par aucun témoignage
   Tout ça c’est terminé quand les teuffeurs ont décidé de ne plus reculer face aux grenades, ils sont tous resté impassibles face aux flics et a leur grenades se rapprochant de plus en plus d’eux sans reculer.
   Les flics ont heureusement arrêté leur boucherie et sont tous partis, laissant l’accés libre au site. Une "victoire" mais à quel prix ?...

La rave passe
   La préfète du Morbihan a justifié la mise en oeuvre de la force publique, y compris l’emploi de grenades offensives, en expliquant que « ce n’était pas un rassemblement de jeunes, mais une véritable émeute ». Elle a également avancé qu’il ne s’agissait pas d’une rave "puisqu’il n’y avait pas de son", ce qui est un foutage de gueule flagrant, tous les sons ayant été confisqués par les policiers.
   AFP: "Le PCA a confirmé la saisie de six unités de "sons", interceptées sur les routes de la région. Les prises ont été consignées par les gendarmes. Leurs propriétaires ont été laissés en liberté dans l’attente d’une procédure judiciaire."
   Une autre dépeche indique "Les 1.000 hommes -gendarmes, douaniers, policiers- déployés dans tout le Centre Bretagne ont procédé depuis vendredi à la saisie de 27 matériels de sonos avant qu’ils ne parviennent au Faouët. ". Précisions d’un teufeur : "pour les 1000 flics, c’est selon la prefecture ou selon les medias, parce ke je ne suis pas du tout sur k’il y ait vraiment eu 1000 flics rien ke pour s’occuper du tekos"
   Les forces de l’ordre se sont totalement retirées après les heurts, sans plus chercher à "sécuriser" le site. Aucun numéro d’appel d’urgence n’était disponible. Enfin, il semble que la municipalité ait brillé par son absence : samedi après-midi, les riverains n’avaient reçu qu’un simple coup de fil du maire . Aucune visite sur les lieux .Pour certains d’entre eux, même victimes, la faute en incombe aux forces de l’ordre, qui n’ont fait barrage que trop tard, et à mauvais escient : puisque les ravers étaient parvenus jusque dans l’agglomération, il ne fallait plus prendre le risque de l’affrontement.
58 personnes ont été interpellées pour détention de stupéfiants. Des le lendemain 2 personnes écopaient d’un an de prison ferme, (source :le telegramme, pas de raisons précisées.)
AFP: "De nombreux raveurs ont rejoint pendant la nuit ceux déjà installés sur le site de la chapelle Sainte-Barbe du Faouët, portant à l’aube le nombre de personnes rassemblées sur place à environ 10.000, selon le PCA"
   Il restait dimanche matin près de 8.000 jeunes au Faouët, concentrés sur une colline au bout d’une route située tout près du bourg.
   La nuit de samedi à dimanche a été calme. La préfecture a maintenu des filtrages routiers autour du Faouët pour empêcher le matériel de sonorisation d’arriver jusqu’à Sainte-Barbe. Elle n’a pu éviter qu’une petite partie parvienne à destination, démonté en éléments séparés pour être moins voyants
   Les raveurs ont terminé en procédant au nettoyage du site (vu a la télé). Tout le monde s’y est mis, sac poubelles distribués par les pompiers. Témoignage : "A la fin le site avait l’air nikel les sacs poubelles étaient tous regroupés le long de la route, meme les capsules et mégots ont été ramassés par endroits."
Les photos devraient arriver bientôt vous pourrez vous faire votre propre idée sur la violence des affrontements

A qui en revient la "faute"? les torts sont partagés
   Aux "organisateurs", certes, qui n’ont pas apparemment organisé grand chose, et ne sont certainement pas ceux qui auront payé le prix fort de cette nuit d’enfer. Mais si ces "gens" ont une part de responsabilité, ce n’était certainement pas a la "masse" des raveurs d’en subir les conséquences. Encore moins aux riverains. Dans son ensemble, la "communauté" tekno semble néammoins très critique, et voit d’un assez mauvais oeil les responsables de ce gâchis.
   Qu’il y ait eu une minorité de casseurs et d’émeutiers parmi les teufeurs est tout a fait probable. Mais la réaction policière a apparemment été (volontairement ?) disproportionnée. L’image des teufeurs en est encore plus dégradée, ce qui fait bien les affaires du gouvernement.
   Enfin et surtout, la préfète et les pouvoirs publics n’ont pas hésité à créer sciemment une situation de confrontation, sachant pertinemment qu’avec ou sans "organisateurs", avec ou sans autorisation, des milliers de jeunes convergeraient vers Carhaix. L’Etat a une fois de plus poussé à un prévisible affrontement, afin de décrédibiliser le mouvement techno et ce, malgré les tentatives de structuration (associations telles que Le Silence Tue, Collectif de Soundsystems... etc...) Ces efforts vers un dialogue sont aujourd’hui gravement remis en question, ce qui risque bien de mener à d’autres graves tensions et/ou affrontements, en continuité de la logique systématiquement répressive du gouvernement...

(lundi 21 juillet 2003 par protesta. Restez critiques! Chronique d’une bataille annoncée)
Convergence des luttes ! Bob ArdKor - OGM
Future World Funk, site d’info musicales alternatives



(tekos Larzac)

LES SAPEURS-POMPIERS ET LE TEKNIVAL


A la mi-août 2003, les sapeurs-pompiers de l’Aveyron ont mis en place un dispositif de secours (risque incendie et secours à personnes) lors du 2e rassemblement techno Teknival qui a duré cinq jours. De la prévision à l’évaluation, comment se sont-ils organisés ?
   L’été 2003, alors que la canicule enveloppe la France, le plateau du Larzac va connaître, à une semaine d’intervalle, deux événements d’une ampleur considérable. Dans un premier temps, la manifestation altermondialiste rassemble environ 200 000 personnes, du vendredi 8 au dimanche 10 août, ce qui mobilise une centaine de sapeurs-pompiers aveyronnais ainsi que deux groupes d’incendie feux de forêts constitués par les Sdis de la Vienne et du Lot. Ce premier rassemblement est suivi quatre jours plus tard par le Teknival 2003, deuxième rassemblement techno autorisé suite au décret du 3 mai 2002 relatif aux rassemblements festifs à caractère musical. Ce texte oblige les organisateurs à déposer une déclaration préalable en préfecture un mois avant la manifestation et à prévenir le maire de la commune du lieu où doit se dérouler la rave.
Coordination des moyens
   L’incertitude règne sur le choix du site pendant les trois jours qui précèdent l’événement, dans un contexte local refusant cette manifestation. Au final, le lieu est entériné lors d’une réunion entre le ministre de l’Intérieur et les différents acteurs du dossier la veille du Teknival, soit le mercredi 13 août dernier. L’emplacement retenu comprend, outre la bande autoroutière de la future A 75 conduisant au viaduc de Millau, près de 20 hectares d’aires de service et 62 hectares de propriétés agricoles.

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Prévision du dispositif de secours
   Les réunions de préparation du dispositif de secours se déroulent le 13 août dans l’après-midi à la sous-préfecture de Millau. Dirigées par l’autorité préfectorale, elles réunissent l’ensemble des acteurs institutionnels appelés à intervenir lors du Teknival : Sdis, DDE, DDASS, gendarmerie, police et armée. Ces réunions permettent de définir le dispositif, la localisation et le rôle de chacun. Le PCO est établi au camp militaire du Larzac situé à 5 km des terrains désignés. Le camp militaire jouera un rôle prépondérant pour la logistique, en assurant repas et couchages aux personnels engagés qui encadrent la manifestation, dont 200 sapeurs-pompiers au quotidien. Cette mise en place tardive complique énormément la préparation du dispositif de secours. Le dimensionnement des secours sapeurs-pompiers doit couvrir le secours à personnes et le risque incendie. En effet, parmi les terrains envisagés au départ, deux d’entre eux présentent des espaces boisés entraînant un risque de feu élevé. Pour cette raison, il est demandé six groupes d’incendie feux de forêts auprès des Sdis de la zone sud-ouest et le prépositionnement de moyens aériens sur l’aérodrome de Carcassonne. La demande de renforts comprend aussi deux groupes secours à personnes, dont un VSAB tout-terrain pour un éventuel transport en zone hors voirie. En ce qui concerne le positionnement des moyens de secours, le principal souci est l’accessibilité au site des engins de secours. Ainsi, une voie de l’A 75 sert de parking aux raveurs, tandis que l’autre est réservée aux secours. Les systèmes de sonorisation sont installés sur les terrains agricoles. L’installation des quatre postes de secours n'est pas chose facile et le montage des tentes se termine au milieu des « teufeurs » qui prennent possession des lieux.
Un bilan léger
   La manifestation commence. Le jeudi, à 15 heures, le site est ouvert au public. A 20 heures, on compte environ 10 000 raveurs et des encombrements routiers sur 6 km. Un imprévu vient bousculer le bel ordonnancement planifié sur le papier : ayant repéré un site plus « accueillant » au nord, ce public peu discipliné change de point de chute. Le dispositif de secours doit s’adapter en conséquence. Commencé le jeudi 14 août, le Teknival se termine le lundi 18 août en soirée, soit 24 heures plus tard que prévu. Il faut encore une fois s’adapter et prolonger le dispositif. Ces cinq jours réunissent environ 48 000 personnes dans des conditions d’hygiène très précaires et de lucidité variable liées à la fatigue et à des consommations diverses. Parmi les 671 personnes prises en charge par les postes de secours, beaucoup souffrent de troubles dus à l’absorption de « produits addictifs ». Les sapeurs-pompiers, par leur formation de secouristes, ne sont pas tout à fait préparés à faire face à ces types de pathologies. L’amélioration des conditions météorologiques contribuera à ce que les choses se passent au mieux. Peu d’incidents graves de santé sont à signaler (31 évacuations vers des centres hospitaliers). Les hypothermies que l’on redoutait ne se produisent pas. L’action des secours est grandement facilitée par le fait que les raveurs restent, dans leur grande majorité, sur le périmètre défini par les autorités. Au cours de ces cinq jours, il n’y aura aucun départ de feu.
Rave d'aujourd'hui, rêves de demain… la jeunesse a toujours eu soif de liberté. Chaque génération veut rêver et se démarquer à sa façon de la société dans laquelle elle vit. Tous les personnels encadrant cette fête (DDE, gendarmes, sapeurs-pompiers, médecins) ont été marqués par les nombreux cas de déchéance physique et morale constatés chez des sujets parfois très jeunes. Et chacun de penser aussitôt à ses propres enfants…
En conclusion
Parmi les éléments favorables, on peut relever : renforts extérieurs, bonne mobilisation des Sdis ; proximité du camp militaire du Larzac qui a réglé nombre de problèmes de logistique ; proximité de deux centres hospitaliers ; météo favorable (30 °C le jour, 15 °C la nuit, temps sec) ; baisse de l’activité opérationnelle générale durant la période considérée ; présence d’un membre du corps préfectoral en permanence au PCO ; bonne rotation des personnels ; peu de brancardage : les victimes viennent ou sont amenées aux postes de secours ; réactivité des moyens d’état (DDE, forces de l'ordre) ; couverte transmissions satisfaisante (OP, tactique, SSU, GSM).
Au niveau des éléments défavorables : pas d’organisateur identifié ; terrain choisi 24 heures avant la manifestation ; pas de piste à l’intérieur du campement ; aucune infrastructure (eau, électricité) sur le site ; bouchons importants pour accéder au Teknival ; population indisciplinée (quoique non agressive) ; éloignement des CS périphériques ; durée de l’événement : 5 jours ; fin de manifestation difficilement programmable.
big_smile  les Dix conseils pratiques (du pompier pour l'organisat° d'un tekos...):
- anticiper l'organisation (réunion inter-services)
- prévoir un cheminement à l’intérieur même du « camp »
- prévoir des structures de toile avec lits de camp pour les postes de secours
- prévoir groupes électrogènes, transmissions, logistique des personnels
- associer au maximum le SSSM
- prévoir un vétérinaire dans le dispositif, vu la présence de nombreux chiens imposants
- prévoir une rotation des personnels (24 heures maxi, selon la météo et la qualité de la logistique)
- prévoir des bouchons d'oreille anti-bruit, pour faire face au déferlement de Watts
- faire preuve d’une grande réactivité quel que soit le dispositif prévu
- adaptation et système « D » indispensables.
avril 2004 SDIS

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#12 07-01-12 20:40:56

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2004




(tekos Chambley)

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Free open festival #2

le "free open festival" seconde edition se deroulera dans le nord de la France du jeudi 29 avril au 2 mai 2004

Free open festival deuxième édition. Voilà un an nous renommions le traditionnel teknival du premier mai. Le collectif de sound systems s'essayait à un nouvel exercice, un festival tekno légal, sur donation, ouvert à tous les participants, sound systems et performers. Un encadrement sanitaire satisfaisant, un statut légal, et des interlocuteurs de l'organisation, autant de paramètres nécessaires pour faire oublier aux autorités locales que depuis 10 ans notre mouvement évoluait dans la clandestinité et l'illégalité. En échange, l'espoir que les mentalités changent et qu'avec l'aide du ministère de l'intérieur, puissent se développer les free parties de petite envergure, culturellement et socialement plus intéressantes que les rassemblements de masse.

Après plus d'un an le bilan n'est pas réellement satisfaisant. Les autorisations sont parfois débloquées grâce à l'influence du ministère de l'intérieur sur les autorités locales ; les renseignements généraux continuent d'alarmer les élus locaux en cas d'organisation de la moindre soirée en relation avec notre mouvement ; des saisies abusives nous sont trop souvent rapportées. Cela sans parler d'autres ministères, comme celui de la Culture, sollicités mais avec lesquels aucune discussion concrète ne semble possible.

Difficile choix donc que celui d'aller encore une fois dans le sens de l'état en organisant cet énorme festival auquel l'âme, et les convictions manquent. Et pourtant, le traditionnel festival du premier mai verra cette année encore se réunir tous les sons ayant répondu présents à l'invitation. C'est pour nous l'occasion de nous rassembler, de prouver que nous sommes toujours là, présents et motivés ! Et d'ici peu nous devrions pouvoir vous présenter un document établi en collaboration avec le ministère de l'intérieur afin d'assouplir les démarches inhérentes à l'organisation d'une fête libre, mais le problème des terrains disponibles reste entier, nous y reviendrons bientôt.

Peu de nouveautés, ce festival sera sur donation. Notre indépendance vis a vis de l'état passe aussi par là, si nous voulons nous détacher du ministère de l'intérieur il faudra être capables de se gérer de manière autonome. Ainsi, cette donation devra couvrir les frais engendrés par le festival : Les bennes à ordures savamment disposées sur le site et régulièrement vidées afin de vous permettre d'y jeter vos sacs poubelles (que vous aurez sûrement emmenés et remplis en nombre). Des toilettes, surtout pour éviter que nos aînés nous prennent pour des primates. De l'eau potable pour parer à toute sécheresse éventuelle. Et les secours (pompiers, SMUR) pour témoigner notre respect de l'autre et lui procurer les soins qui lui sont nécessaires. Si nous abandonnons cette année la séparation entre le parking et les sound systems, c'est parce que nous comptons sur chacun d'entre vous pour libérer la « ligne rouge » permettant la circulation des secours entre les tentes de la protection civile. Afin de n'engendrer aucun désordre sur la voie publique, tous les véhicules devront stationner sur le site même, au risque de répondre de la loi si votre véhicule était mal garé a l'extérieur (PV, enlèvement...). Enfin, l'expérience passée nous montre qu'une chose est importante à rappeler : le festival étant légal, les gendarmes veillent a son bon déroulement. Les barrages des forces de l'ordre doivent être respectés, les accès bloqués sont ceux des secours ! Et si une forte présence policière à l'extérieur du site est à envisager, les sound systems seront disponibles pour veiller au respect des uns et des autres.

La fête reste libre et le festival OPEN TO ALL ARTISTS SOUND SYSTEMS AND PERFORMERS. Les règles sont simples et s'il s'avère quelles ne correspondent pas à votre idéologie, nous ne cherchons pas à vous les imposer. Ce festival n'est pas un point de passage obligatoire, c'est une des alternatives que nous laisse la loi française et nous avons souhaité l'explorer. Cela ne constitue pas l'ensemble des démarches du collectif, mais encore une fois le travail d'une poignée de motivés qui compte sur chacun des participants pour assurer. Bien des choses sont en jeu, on compte sur vous.
Mercredi 21 avril 2004, par la rédaction



(tekos Revel)

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45 000 raveurs sur la montagne Noire dans l'Aude

Occitek 2004, le Teknival du Lauragais, a accueilli, au plus fort de la nuit de samedi à dimanche, quelque 45 000 teufeurs sur l'aérodrome de la montagne Noire, dans une cacophonie de sons et un dédale de tentes, voitures et camping-cars. Hier matin, après trois nuits de raves sans incident majeur, les dizaines de milliers de teufeurs ont commencé à quitter le site du festival, à cheval sur Vaudreuille (Haute-Garonne) et Labécède-Lauragais (Aude). Sur les trois jours, les autorités estiment à 60 000 le nombre de participants, dont certains sont venus de Grande-Bretagne, de la République tchèque et d'Italie. L'affluence réelle reste toutefois difficile à évaluer, les gens ayant circulé en un va-et-vient permanent durant les 72 heures du «Tekos».
SOCIÉTÉ Le 30 août 2004 à 1h56



(tekos Revel#)

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LA FETE QUI FAIT DU BRUIT
Teknival. Coup d'envoi aujourd'hui, près de Revel, de l'Occitek 2004, le grand rassemblement de musique techno prévu jusqu'à dimanche. 40 000 teufeurs sont attendus dans le Lauragais. L'impressionnante logistique se met en place.

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Plus de 40 000 « ravers » en transe le nez dans les étoiles dès ce soir et jusqu'à dimanche sur le site du vol à voile de la montagne Noire, entre Haute- Garonne et Aude : le Teknival 2004 s'annonce déjà comme l'événement majeur de la région en cette fin de période estivale. Après le plateau du Larzac l'année dernière, c'est sur un terrain de 30 hectares, appartenant à l'Etat, entre les communes de Vaudreuille (Haute-Garonne) et Labécède-Lauragais (Aude), que les « teufeurs » s'apprêtent à vivre leurs nuits blanches. Mais l'Occitek 2004 pose évidemment l'épineux problème de la sécurité. 40 000 personnes attendues sur site, soit six fois la population de Revel, un afflux massif de « ravers » d'ores et déjà pris en charge par les préfectures de la Haute-Garonne, de l'Aude et du Tarn. Un rassemblement libre et spontané qui oblige les pouvoirs publics à la mise en place d'une importante logistique : ravitaillement en eau, toilettes publiques, postes de secours de la Croix-Rouge et de la protection civile et une antenne permanente du SAMU garantissant la sécurité des personnes à l'intérieur du site comme à l'extérieur de l'arène des « teufeurs »… Gendarmeries et unités mobiles quadrillent la zone en disposant pas moins de huit cents barrières de sécurité tout autour du site. Des murs de paille haut de cinq mètres pour éviter la propagation du bruit fleurissent également aux abords de ce décor haut perché. A la demande des organisateurs du Teknival, une quarantaine de blocs sanitaires seront implantés et onze semi-remorques acheminent chacun 20 000 bouteilles d'eau à destination des « ravers ». Mais c'est aujourd'hui que les ultimes manœuvres de quadrillage et de sécurisation ont lieu. Avec notamment « une pression particulière » exercée à l'encontre des vendeurs de stupéfiants et autres dealers, prévient le préfet de Haute-Garonne, Jean Daubigny, et coordonnateur des opérations de sécurisation. Un déferlement de moyens qui contraste aussi avec le discours de tolérance et les messages d'apaisement distillés par les principaux organisateurs du Teknival qui militent « pour une reconnaissance de leur mouvement auprès du ministère de la Culture. » « Les différents collectifs de sounds systems demandent simplement davantage de liberté, explique Blobus, l'un des médiateurs basé dans le Vaucluse. Le fait de n'avoir pour seul interlocuteur le ministère de l'Intérieur nous donne une mauvaise étiquette. Or, on réclame aussi une reconnaissance culturelle. », explique ce jeune « teufeur » qui a mené de front avec d'autres organisateurs les négociations avec l'Etat pour l'obtention du terrain. Mais un ultime bras de fer pourrait intervenir ce dimanche à la montagne Noire, dernier jour autorisé par les services des préfectures. Certains « teufeurs » évoquent déjà l'idée de ne lever le camp que lundi matin. Alors que les services de l'Etat comptent sur eux pour le nettoyage du site dimanche après-midi.
F Abéla et E Gaubert

LES CHIFFRES
40 000 teufers attendus durant ces quatre jours, jusqu'à dimanche sur un terrain de 30 hectares appartenant à l'Etat destinés à la rave plus deux parkings de 20 et 60 hec tares composés de terrains privés appartenant aux agriculteurs locaux réquisitionnés durant quatre jours.
*1 700 barrières de sécurité.
*40 blocs sanitaires.
*11 semi-remorques transportant chacun 20 000 bouteilles.
*12 000 véhicules et camions.
*Déchets. Plusieurs centaines de tonnes en tout genre devraient remplir les milliers de sacs poubelles distribués.
*Secours et sécurité. Plusieurs centaines de personnes mobilisées. Depuis hier, les gendarmeries départementales de l'Aude, de la Haute-Garonne, les unités mobiles, les douanes, les services d'incendies et de secours (Sdis), le SAMU, les professionnels de santé, DDE, la Croix- Rouge et la protection civile (80 personnes en tout) .
*Coût. 300 000 à 400 000 euros, c'est le prix du Teknival organisé dans la Marne l'an dernier.

EXPERT. ETIENNE RACINE, ETHNOLOGUE AUTEUR DU «PHÉNOMÈNE TECHNO».
« La fin de l'ère de la techno-polémique »
« Aujourd'hui les choses sont en train de se stabiliser, on est sur la fin de l'ère de la « techno-polémique ». À ces débuts il y a 15 ans, la techno amusait. En 1994 la drogue a été assimilée au mouvement. Ensuite les DJ ont commencé à se faire connaître et la société a pris conscience que la techno était une musique comme les autres. Mais à la fin des années90, il y a eu l'explosion des free parties et leur image a tout de suite été négative. Mais depuis que les teknivals sont légaux, et que les free parties sauvages ont disparu, la polémique est moindre et la médiatisation a changé. Certes la population ressent toujours un sentiment d'étrangeté à l'égard du phénomène. La techno continue de cristalliser la tension naturelle qui existe entre générations. Ce n'est pas nouveau. Rappelez-vous des époques rock, punk, hip-hop ou rap. Les élus locaux, eux, ont de quoi râler : on ne leur demande pas leur avis. Le ministère de l'intérieur impose ces teknivals, et sur des terrains réquisitionnés. Reste que du côté des raveurs, le combat aujourd'hui est moins idéologique que politique. Pour certains même, l'esprit des raves se perd au profit des contacts entretenus avec les autorités. En effet les organisateurs mènent un dialogue avec les ministères de l'Intérieur et de la Culture pour obtenir un statut particulier du technival. Mais pourquoi accorderait-on un statut privilégié à la techno et pas aux autres mouvements ? Pourquoi un club de rock ou de salsa n'auraient-ils pas le droit d'organiser de tels rassemblements ? Il faut aujourd'hui se poser la question de savoir quels espaces d'expression existent pour les jeunes ? Le gouvernement n'a pas apporté de réponse l'année dernière. Il n'a fait que saupoudrer là où il y avait de l'effervescence ».
« Le phénomène techno », E. Racine, aux Editions Imago.

AUTOUR DE SAINT-FERRÉOL, VACANCIERS, COMMERÇANTS ET RIVERAINS RESTENT DUBITATIFS .
« On ira mais juste par curiosité »
« On vient ici pour la tranquillité, dit Odette, une Toulousaine, j'espère que cela va durer… » Quinze ans que ses valises d'été se posent au camping Las Prades à Vaudreuille. Au beau milieu des fleurs et de la piscine qui conserve son bleu intact, les touristes trouvent refuge loin de la ville, dans ce havre de paix bâti voilà plus de vingt ans, à quelques mètres à peine du lac de Saint-Ferréol. Bref, l'endroit idéal pour se mettre au vert. Mais depuis quelques jours, les conversations bousculent les paisibles habitudes de ces fidèles vacanciers. « La proximité de ce rassemblement nous effraie un peu, avoue Reine. Certes, les jeunes doivent s'amuser mais ce type de manifestation peut déborder… ». Très vite, les langues se délient autour du petit attroupement qui vient de se former près du bloc sanitaire. Le patron du camping trois étoiles, Roland Testé, garde le sourire. Ce lieu bucolique affiche complet durant l'été. Situés à moins de deux kilomètres du site des « ravers », les emplacements ombragés (60 au total) pourraient très bien servir de refuge aux fêtards fatigués. C'est d'ailleurs l'un des deux campings idéalement placés, sur la route de la Teknival. Une aubaine pour le tiroir-caisse ? Pas sûr. La plupart des commerçants de Saint-Ferréol ne se font pas trop d'illusions sur les retombées économiques du Teknival. « Les jeunes partent directement sur le site, ils ne s'arrêteront pas dans les cafés… », lâche le patron du dernier restaurant situé sur la route des « teufers ». Un cafetier qui, comme l'ensemble de ses homologues, ne compte pas sur les 40 000 fêtards pour rattraper une saison touristique en demi-teinte. « Avec 30 % de moins que l'an dernier, en juillet, sur notre chiffre d'affaire, la saison a été plutôt difficile », poursuit-il. A Revel, les jeunes observent avec beaucoup de curiosité l'impressionnant ballet des camions et jeeps militaires qui montent vers le site. « C'est incroyable, tous les moyens mis en place ! », dit l'un d'eux. Dans l'un des principaux cafés de la ville, les Revélois ne cèdent pas encore à la vague techno. « On ira par curiosité, juste pour voir », lance ce jeune trentenaire, le sourire en coin. Il faut dire que ce rassemblement, véritable « Woodstok » revélois, ne soulève pas les masses en ville mais intrigue par sa nouveauté. « 40 000, personnes, six fois la population de Revel réunie sur un même site ! c'est un truc à voir… », insiste ce riverain. Des jeunes mais aussi des cinquantenaires se rendront sur place. « J'emmène ma mère au Teknival, dit Jean-François, tout juste vingt-cinq ans, elle veut connaître l'ambiance. » Et il y en aura ! F. Ab.

L'AN DERNIER SUR LE LARZAC
Si le Teknival organisé sur le Larzac du 14 au 17 août 2003 n'avait donné lieu à aucun incident majeur, son organisation avait provoqué grincements de dents et cafouillages. La proximité de la rave party avec le rassemblement altermondialiste Larzac 2003 avait fait sortir José Bové et les siens de ses gonds, accusant le ministre de l'Intérieur de vouloir ternir leur manifestation close sans heurts. À l'exaspération des habitants à l'annonce de ce 2e Teknival autorisé par l'État était venue s'ajouter une polémique opposant - déjà - Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie. Refusant que la rave se tienne sur le camp militaire du Larzac, la ministre de la Défense avait mis en porte-à-faux M. Sarkozy. Lors d'une rencontre à Toulouse, le ministre et José Bové avaient trouvé un terrain d'entente : un tronçon de l'A75 en chantier et des terres agricoles réquisitionnées. Bien rodée par Larzac 2003, la préfecture a alors déployé 200 pompiers et 600 gendarmes. Sur les 42 000 personnes venues au Teknival, 613 ont été accueillies dans les postes de secours, 203 au poste médical avancé dont 27 ont été évacuées sur les hôpitaux de Rodez et Millau. Le service psychiatrique de ce dernier avait été débordé par des « teufeurs » drogués (49 procédures anti-stupéfiant ont été diligentées). Après trois jours de rave, le site, en dépit des appels au nettoyage des « médiateurs » du Teknival, s'est retrouvé jonché de détritus. La DDE puis une société privée ont dû tout nettoyer. Sur place le 30 août, Nicolas Sarkozy a dû calmer les élus locaux et les agriculteurs. Ces derniers ont à ce jour tous été indemnisés.
LE 26/08/2004 08:07 | PHILIPPE RIOUX



(Trans'OFF)
Teuf des TransMusicales annulée à Rennes, posée à Frossay
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décembre 2004

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#13 07-01-12 20:41:56

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2005




(tekos Marigny)

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Un teknival endeuillé



Deux personnes sont mortes ce week-end. Dimanche, les teufeurs ont continué nombreux à danser au son de la techno sur cette ancienne base de l'Otan dans la Marne malgré l'invasion de chenilles urticantes.

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(Les teufeurs samedi à Marigny/TF1)


   Derniers démontages des sounds-systems. Le teknival de Marigny s'est terminé dimanche soir. Environ 10.000 personnes, selon la préfecture, se trouvaient encore sur place en début de soirée, mais beaucoup quittaient les lieux. Samedi matin, un homme de 47 ans originaire de Lille a succombé à une crise cardiaque sur les lieux du Teknival, une ancienne base aérienne de l'Otan. Les autorités, qui avaient dans un premier temps évoqué une "intoxication aux stupéfiants", préfèrent désormais attendre les résultats d'une autopsie pour connaître les causes exactes de la mort.
   Dimanche après-midi, c'est une jeune femme de 24 ans, venue de Grenoble, qui a été retrouvée morte dans sa voiture, allongée et en partie recouverte de vomissures. Elle serait morte asphyxiée, selon une source médicale, qui a précisé que rien ne permettait de lier son décès à la consommation de stupéfiants.

Des chenilles par millions
   Le pic de participation avait été atteint samedi, avec 40.000 personnes, alors même que la manifestation était interdite depuis la veille par la préfecture, pour des raisons sanitaires, à la suite d'une invasion de chenilles urticantes. Les autorités ont pris la décision de laisser le Teknival se poursuivre afin d'éviter toute confrontation avec les jeunes fêtards, bien décidés à rester sur le site malgré les démangeaisons, éruptions cutanées et crises d'asthme, provoquées par les chenilles.
   Sur les 630 consultations réalisées au poste médical avancé installé sur place, près de 400 ont été liées au contact avec les larves. "L'organisation a été assez défaillante car on n'a pas de relais très performants sur le terrain, donc tout repose sur les épaules de l'Etat et des collectivités publiques", regrettait dimanche soir la sous-préfète de Vitry-le-François (Marne) Valérie Le Gleut, dépêchée sur les lieux.

"La règle, c'est l'autogestion"
   "Le bilan est plutôt négatif en apparence, mais pour nous, dans le fond, il ne l'est pas", estimait pourtant Benjamin, 23 ans, l'un des organisateurs, expliquant: "Ici la règle c'est l'autogestion. Ces deux morts, c'est regrettable, mais malheureusement ça arrive". "Il y a eu énormément d'avancées dans la coordination entre les organisateurs et les services de l'Etat", notait-il cependant.
   Trois mille contrôles ont été effectués pendant trois jours et 300 infractions liées aux stupéfiants ou à la sécurité routière ont été relevées. Une dizaine de dealers présumés ont été interpellés, selon la préfecture.
   Vendredi, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi par des associations de défense de l'environnement, avait suspendu en référé l'autorisation d'organiser le Teknival. Le préfet n'avait pas pris d'arrêté d'interdiction, jugeant difficile de l'appliquer. Le premier Teknival légal français avait eu lieu en mai 2003 sur le même site de Marigny-le-Grand et avait rassemblé en trois jours 45.000 personnes, sans incident.
le 01 mai 2005 à 16h46 , mis à jour le 01 mai 2005 à 20h34



(tekos Marigny#)

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(tekos Carnoêt)

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(tekos Carnoêt#)

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Meurtre au Teknival de Carnoët : un ancien militaire incarcéré


   Un ancien militaire soupçonné d'avoir tué une jeune fille de 18 ans en marge du Teknival de Carnoët (Côtes d'Armor), fin juin 2005, a été mis en examen et incarcéré samedi pour "homicide volontaire" au terme d'une année d'investigations, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
   L'homme de 24 ans, un ancien de la Marine nationale qui était parti vivre à l'étranger depuis les faits, a été interpellé jeudi à Marseille, au domicile de sa mère. Recherché depuis plusieurs mois en qualité de témoin, l'ancien militaire a été "présenté samedi après-midi au magistrat instructeur à Guingamp", a-t-on précisé de même source.
"Au cours de l'enquête, les éléments ont fait qu'il a été fortement soupçonné", a déclaré ce responsable proche du dossier.
   Le corps de Mathilde Croguennec, une jeune fille de 18 ans originaire des Côtes d'Armor, avait été découvert au matin du 26 juin 2005, poignardé de plusieurs coups d'une arme tranchante, à proximité des installations du Teknival. Les investigations conduites par douze enquêteurs de la gendarmerie n'avaient pas permis jusqu'à présent d'identifier l'auteur du meurtre ni les circonstances du drame.
   Le Télégramme avait révélé dans son édition de samedi qu'un témoin recherché par les enquêteurs depuis le mois de février avait été interpellé "jeudi matin, à Marseille, au domicile de sa mère".
   En février, les gendarmes avaient lancé un appel national à témoins, en diffusant deux photographies d'un jeune homme présent sur le site de la rave.
   L'individu, qui apparaissait aux côtés de la victime sur des photos prises quelques heures avant le drame, était inconnu de l'entourage de Mathilde, ainsi que des organisateurs du Teknival et des services de police et gendarmerie.
   Selon Le Télégramme, l'ancien marin était en poste à Brest au moment des faits et sa piste a été retrouvée grâce à "un coup de chance". Cet homme, qui a quitté depuis la Marine nationale, aurait été reconnu sur une photographie par un ancien collègue, interpellé à Rennes pour une autre affaire.
   Le meurtre de la jeune fille, il y a un an presque jour pour jour, avait déclenché une polémique en France sur les rave-parties. Les parents de la victime ont d'ailleurs fondé une association (SOS Mathilde) pour alerter les parents sur le danger des raves, selon eux, et pour dénoncer l'attitude trop conciliante à leurs yeux des autorités envers ces fêtes.
   La découverte du tueur présumé intervient à une semaine du Teknival breton organisé le week-end prochain sur l'aérodrome de Vannes-Meucon (Morbihan), réquisitionné par l'Etat en dépit d'une forte opposition des élus et des riverains.
   Le drame de Carnoët a été l'un des principaux arguments brandis par les opposants à ce Teknival, qui ont manifesté à deux reprises à Vannes.
   Depuis deux ans, la préfecture de Bretagne organise et accompagne chaque été un grand Teknival en alternance sur les quatre départements bretons, pour éviter des rassemblements incontrôlés.
LEMONDE.FR Avec AFP | 25.06.06



(tekos Crucey)

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35.000 raveurs au teknival de Crucey


Des milliers d'adeptes de la musique techno se retrouvent jusqu'à lundi sur une ancienne base de l'Otan pour danser.
   Ils continuaient d'affluer samedi et pourraient être jusqu'à 50.000. 35.000 "teufeurs" étaient rassemblés en milieu de journée sur l'ancienne base de l'Otan de Crucey-Villages, dans l'Eure-et-Loir, où se déroule jusqu'à lundi un important teknival. La base, située au milieu des champs, a été abandonnée par l'armée américaine au début des années soixante. L'afflux de participants se poursuivait et devrait atteindre un pic dans la soirée. 8.000 voitures étaient déjà arrivées depuis jeudi sur le site sans "incident majeur".
157 enceintes
   Depuis jeudi, la gendarmerie a contrôlé 776 véhicules et 14 cas d'alcoolémie ont été décelés, selon la même source. Sur le plan médical, depuis jeudi, une centaine de personnes ont été prises en charge par les médecins de la Croix Rouge et 23 patients ont été soignés dans les postes médicaux avancés. Neuf d'entre eux ont été évacués dont l'un, dans la nuit de vendredi à samedi par hélicoptère. Il a été transféré dans un hôpital du département. Les organisateurs ont annoncé que 157 enceintes acoustiques ont été mises en place sur le site samedi pour assurer le bon déroulement de la rave, selon la préfecture.
   Vendredi soir, une dizaine d'interventions "pour de la bobologie" a été également réalisée dans des postes médicaux avancés a souligné la préfecture. La fête techno était initialement prévue à Saint-Martial-sur-Isop (Haute-Vienne), mais elle y avait suscité une forte mobilisation d'élus et d'agriculteurs qui avaient obtenu son déplacement.
le 27 août 2005



(Trans'OFF)

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L'actualité en Bretagne
La rave s'organise pour les Transmusicales
La mairie de Rennes proposait un terrain. La préfecture le refusait pour raison de sécurité. La ville va prendre en charge les aménagements nécessaires.
   Depuis plusieurs années, une rave party sauvage se déroule dans la région rennaise -ou plus loin- au moment du festival des Transmusicales (8-10 décembre). L'événement rassemble quelque 15 000 teufeurs et finit par occulter en partie la manifestation officielle. Chaque année, outre les problèmes de sécurité qu'elle pose, cette rave met en lumière un désaccord récurent entre la mairie de Rennes et la préfecture.
   Le 25 octobre, le maire, Edmond Hervé, annonçait son intention d'accueillir la rave sur le territoire de la commune. Il acceptait de mettre à disposition 10 hectares dans le secteur de la Prévalaye, en périphérie sud ouest de Rennes. Ce terrain avait déjà servi pour un semblable événement en 2001.
   Quelques jours plus tard, Korn'g'heol (collectif de sound systems dans l'ouest) déposait donc en préfecture un dossier pour l'organisation d'une rave. Oui, mais non, répondait alors la préfète, Bernadette Malgorn. Argument ? En l'état, le terrain, ne satisfait pas aux normes de sécurité. Concrètement l'endroit est petit, bordé par un plan d'eau, peu accessible et parsemé de tranchées diverses. Ce à quoi la mairie de Rennes a immédiatement rétorqué qu'elle était prête à effectuer un certain nombre de travaux pour aménager le site. La tenue de la rave est maintenant suspendue à la réponse de la préfecture.
par JMP le 02/12/2005

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#14 07-01-12 20:43:17

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2006




(tekos Chavannes)

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"Bilan positif" pour le teknival de Chavannes



Record d'affluence pour le teknival du Cher, qui a réuni jusqu'à 82.000 raveurs ce week-end. Seul incident grave signalé : un jeune participant a agressé et blessé deux gendarmes à l'arme blanche lundi matin, avant de retourner l'arme contre lui et de se blesser sérieusement à la gorge.

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   Le teknival du 1er mai, qui s'est achevé lundi à Chavannes (Cher) après trois jours de musique, a atteint un record d'affluence durant le week-end, avec jusqu'à 82.000 raveurs dans la nuit de samedi à dimanche, selon la préfecture, qui juge "positif" le bilan de cette rave. Le rassemblement, autorisé par la préfecture du Cher, n'a connu qu'un incident grave lundi matin, l'agression à l'arme blanche de deux gendarmes par un jeune participant, qui a ensuite tenté de se suicider en se blessant à la gorge. Le jeune raveur a été sauvé grâce à l'intervention rapide d'autres gendarmes et des pompiers. Une information judiciaire a été ouverte et des analyses sont en cours pour déterminer s'il était sous l'emprise de drogue ou d'alcool. Les deux gendarmes ont eu plusieurs points de suture, celui blessé à la gorge demeurant en observation à Bourges pour des examens complémentaires.

   "Le bilan est positif grâce à la mobilisation des services de l'Etat", a déclaréle directeur de cabinet du préfet, Michel Tournaire, soulignant "l'efficacité du dispositif de sécurité qui a permis de limiter les dégâts". "Dans l'ensemble, cela s'est bien passé. Vu le nombre de participants, on a eu de la chance. Il n'y a pas eu de décès, même s'il y a eu plusieurs évacuations pour cause de drogue, et des arrêts cardiaques ranimés", reconnaît aussi Etienne Ponsonnaille, médiateur des organisateurs. Le précédent record pour un teknival datait de celui de Crucey-Villages (Eure-et-Loir) où jusqu'à 52.000 personnes s'étaient rassemblées en août 2005. L'an dernier, le teknival du 1er mai, endeuillé par la mort de deux participants, avait rassemblé 40.000 personnes à Marigny-le-Grand (Marne).

2 kg de cocaïne et 5.700 cachets d'ectasy saisis, 10 cas d'overdoses

   Pour encadrer cette rave située à 30 km au sud de Bourges, 750 gendarmes ont été mobilisés, ainsi que 350 pompiers, 120 membres de Médecins du monde, une vingtaine de secouristes, et une dizaine d'équipes cynophiles. Lundi en fin de journée, quelque 5.000 jeunes se trouvaient encore sur le site, selon la préfecture. Ils ont jusqu'à mardi matin pour quitter les lieux, afin d'éviter à ceux d'entre eux ayant bu ou consommé de la drogue durant le week-end de se retrouver aux commandes de leur véhicule sur les routes.

Le dernier bilan judiciaire fait état de huit personnes écrouées pour détention, transport ou trafic de stupéfiant, sur un total de 39 personnes placées en garde à vue depuis le début de la rave. Les gendarmes ont saisi 2 kg de cocaïne, 8,7 kg de résine de cannabis, 4,5 kg d'herbes, 5.700 cachets d'ectasy, et 21.000 euros. Sur le plan médical, 39 raveurs ont été évacués. Les secours ont soigné sur place 10 cas d'overdoses, et 642 personnes ont été traitées par les services médicaux sur le site, a précisé la préfecture. Le nettoyage du site, par les services de l'Etat, devrait durer jusqu'à la fin de la semaine, selon la préfecture.
le 29 avril 2006 à 12h19, mis à jour le 01 mai 2006 à 22h37




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Dans le Finistère, un blessé grave et les foudres des écologistes


Un rave-party autorisée par la préfecture mais contestée par des écologistes a rassemblé jusqu'à 9.000 personnes à Botmeur dans le Finistère dans la nuit de samedi à dimanche, soit cinq fois plus qu'annoncé par les organisateurs, selon la préfecture. Elle a causé plusieurs blessés, dont un grave. Un jeune homme se trouvait lundi dans un état très grave après un malaise cardiaque.
Le mouvement écologiste Bretagne vivante avait tenté en vain de faire annuler par la justice cette rave qui s'est déroulé dans le Parc d'Armorique, classé zone classée Natura 2000, soulignant les risques d'une forte affluence sur certaines espèces protégées.
le 29 avril 2006




(tekos Meucon)

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Victoire des Bleus sur fond de techno


L'affluence au teknival de Vannes a connu un pic dans la nuit de samedi à dimanche à l'issue du match France-Brésil, avec un "pic" à 37.000 raveurs. Pour autant, la fête techno s'est achevée dimanche soir sur une fréquentation nettement moindre que ce qu'attendaient les organisateurs.

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Au Teknival de Vannes, le foot a détrôné la techno. Les raveurs ont pu suivre le match sur écran géant...


   On peut être un teufeur accompli et aimer le foot. C'est ce qu'ont prouvé samedi soir, les raveurs réunis au Teknival de Vannes-Meucon dans le Morbihan où des écrans géants avaient été installés pour suivre le match des Bleus. L'affluence a connu un pic dans la nuit de samedi à dimanche à l'issue de la rencontre France-Brésil, avec 37.000 raveurs comptabilisés par la préfecture.
   Une affluence qui est pourtant restée moindre que ce qu'attendaient les organisateurs : ils tablaient sur 50.000 "teufeurs". Or dimanche après-midi, après l'afflux généré par le match France-Brésil, les départs étaient déjà nombreux et on ne comptabilisait plus sur place que 19.000 participants... C'est donc sur une participation en nette baisse que s'est achevé le teknival dimanche soir, et dans une ambiance plutôt bon enfant.
Moins de nuisances que prévu pour les riverains, selon la préfecture
   Ce rassemblement n'a été émaillé d'aucun incident grave. Un commerçant ambulant a dû toutefois être évacué dimanche matin par hélicoptère vers l'hôpital de Tours, sérieusement brûlé après avoir tenté d'éteindre un feu de friture avec de l'eau. Samedi, deux gendarmes de la Section de recherches de Rennes ont par ailleurs été blessés, dont l'un par arme blanche, lors de l'interpellation d'un groupe pour trafic de stupéfiants. Les postes de secours ont effectué au total plus de 1100 interventions, dont plus de 130 liées à la forte chaleur qui a régné sur la région. 25 personnes ont dû être admises en centre hospitalier et deux en établissement psychiatrique, selon un premier bilan dressé dimanche par les responsables de la préfecture.
   L'association Techno plus, qui milite pour la réduction des risques liés à la drogue en milieu festif en distribuant notamment des seringues, s'est félicitée qu'il n'y ait pas eu de "mauvais trip" pendant le teknival. Sur le plan répressif, au moins 22 personnes ont été placées en garde à vue pour trafic de drogue, selon le décompte de la préfecture. Plus de 3,5 kilos de résine de cannabis et près d'un kilo de cocaïne ont été saisis, ainsi que quelque 1400 cachets d'ecstasy et du LSD, selon les autorités. Comparé aux dernières rave-parties de "Chavannes ou Carnoët, le premier bilan en terme d'interpellations semble identique", a estimé Christophe Merlin, directeur de cabinet de la préfète du Morbihan.
   Le choix de l'aérodrome de Vannes pour tenir le teknival breton de l'été avait suscité de vives réactions des élus locaux et habitants, inquiets des risques de débordement et des nuisances pour l'environnement. Mais finalement la cohabitation s'est faite sans trop de heurts : la préfecture n'a reçu pendant les trois jours du teknival que 80 appels de riverains, essentiellement pour des problèmes de circulation.
le 02 juillet 2006 à 09:48. Image LCI.



(tekos Meucon#)

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Teknival: Bilan chiffré de l'événement



A 24 heures « pile-poil » de la fin du Teknival breton, Elizabeth Allaire, préfet du Morbihan, a tenu une conférence de presse en présence de tous les services de l'État. « L'aérodrome sera rouvert dès demain 14 heures. Le festival s'est bien passé », a résumé en somme le préfet.
24 heures après le Teknival, le site de l'aérodrome de Vannes-Meucon devrait être prêt demain à accueillir de nouveau des avions. Tout du moins en ce qui concerne le tarmac. « La piste de parachutisme devrait l'être dans quelques jours », a confié le préfet du Morbihan, Elizabeth Allaire lors d'une conférence de presse ce lundi soir. L'occasion également de faire un bilan provisoire des secteurs-clés mis en action lors de cette manifestation qui a accueilli 40 000 teufeurs au plus fort le samedi soir.
FREQUENTATION. Le nombre de teknivaliers a atteint son apogée le samedi soir entre 23 heures et 1 heure : 40 000 personnes sur le site, dont beaucoup de jeunes du coin. La moyenne de fréquentation a été de 26 000 sur le week-end. Sur la route, le pic de circulation s'est établi à 1 000 véhicules par heure.
La cellule d'appels pour les riverains a enregistré 113 appels, dont seulement 31 pour nuisances sonores.
DDE. 55 mètres cubes d'eaux usées récoltés, 100 tonnes de déchets collectés (300 restent sur site dans des sacs poubelles). Pour l'installation, 900 heures de travail croisés pour les agents de la DDE et du Conseil général ; 4 500 mètres de barrières ; 3 300 mètres de béton cellulaire ; 400 panneaux de signalisation. Pour le nettoyage, 20 personnes travailleront sur le site pendant trois jours en « privilégiant les sites à risques ».
Direction des services vétérinaires. 70 chevaux évacués, 86 visites dans des exploitations, grande coopération des éleveurs. 43 chiens au chenil du teknival.
DDASS. Pic de bruit à 102-103 décibels. (107 à Chavagnes). 9 capteurs sonores installés sur le site.
PREVENTION. 30 000 préservatifs, 50 000 bouchons d'oreille, 25 000 bouteilles d'eau.
SECOURS. 1 400 personnes admises dans les postes de secours. 165 au poste médical avancé. 34 dans les centres hospitaliers. À l'heure actuelle, 8 sont encore en observation, dont 3 en psychiatrie.
DOUANES. 40 saisies de produits stupéfiants : 600 g de cannabis, 47 subutex
GENDARMERIE. Saisies: 3 kg de résine de cannabis, 1.5 d'herbes, plus d'un 1 kg de cocaïne, 1 066 timbres buvards de LSD, 1865 cachets d'ecstasy. Contrôles routiers : 44 personnes sous l'emprise d'un état alcoolique, 4 sous stupéfiants. Poursuites judiciaires : 42 personnes interpellées, 11 écrouées.
SÉCURITÉ PUBLIQUE (secteur police Vannes et alentours). Mission : garder la quiétude sur Vannes. Rien à signaler. 2 conducteurs alcoolisés. « Exceptionnel » de l'aveu même d'Hervé Le Gall, directeur départemental de la sécurité publique. Périphérie de Vannes : Saisie de 1.760 g de cannabis et de 472 cachets d'ecstasy. « La ville a été calme, plus calme que d'habitude », a lancé Madame le préfet.
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. Trois enseignements :
Les teuffeurs étaient très contents du terrain.
Qualité du dialogue et de l'organisation par l'association Korgn'heol.
Contact avec les riverains. « La plupart étaient ravis. L'apocalypse qu'on leur avaient promis n'a pas eu lieu. C'est même l'effet inverse pour certains. »
Elizabeth Allaire a tenu à féliciter l'ensemble des services de l'État, ainsi que les membres de l'association organisatrice pour « leur sérieux et leur engagement. » Elle s'est réjouit que la fête se soit bien passée. « Je pense que ce Teknival a permis de démystifier l'image de ces rassemblements. Le contact a été renoué entre les jeunes et les autres générations. Il reste du chemin mais cela est très prometteur. » Avant de relater son émotion lorsque elle a appris la nouvelle du but de l'équipe de France contre le Brésil par une vibrante Marseillaise chantée à pleins poumons sur le site de Vannes-Meucon.
le 3 juillet 2006, 20h27



(tekos Couvertoirade)

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Une rave non autorisée rassemble 6 000 personnes



   C'était il y a trois ans, pratiquement à la même date, à La Couvertoirade en Aveyron. Larzac 2003 avait attiré une cohorte d'altermondialistes sur le plateau. Depuis hier, l'ancienne scène de Manu Chao rassemble cette fois quelques milliers de "ravers".
   Les "teufeurs" ont en effet investi ce terrain gravillonné appartenant à l'État, aplani justement pour accueillir les différents concerts de Larzac 2003, au lieu-dit Les Places, en bordure de l'autoroute A75. Autour de 6 000 personnes originaires de nombreux départements ont pris part à ce teknival non autorisé dans la nuit de vendredi à samedi.
   Au cours de la journée pluvieuse d'hier, le nombre des "ravers" est allé déclinant pour tomber jusqu'à 2 500 environ, selon les estimations de la gendarmerie. Mais les organisateurs attendaient quelque 2 000 personnes de plus pour la soirée et la nuit. Rien à voir donc avec les premiers chiffres avancés en début de matinée. On parlait alors de 20 000 à 30 000 "ravers" attendus sur place.
   Dans les heures qui ont suivi cette installation imprévue, un dispositif de sécurité a été mis en place avec gendarmes, sapeurs-pompiers, Samu et protection civile. Une cinquantaine de soldats du feu était déployée à midi autour du site et un escadron de gendarmerie mobile prenait la direction de La Couvertoirade dans l'après-midi.
   Les organisateurs, eux, disaient hier soir apprécier « la bonne attitude des forces de l'ordre ». Ils ont expliqué avoir investi cet endroit sans autorisation faute de voir aboutir les négociations entre l'État et les "ravers". Des discussions menées avec l'intervention d'un médiateur. « Le teknival était prévu pour le 15 août au départ, il a été reporté au 26 août, au 1er septembre ensuite. Ça fait deux ans qu'il n'y a plus d'autorisations pour organiser le teknival du Sud dans le Sud. On essuie des refus, alors on prend les devants. » La préfète de l'Aveyron, Chantal Jourdan, a commenté hier à ce sujet n'avoir « pas eu connaissance qu'il yait eu un défaut ou une rupture de communication ». Elle a par ailleurs infirmé une rumeur qui circulait depuis quelques heures annonçant une venue de Nicolas Sarkozy sur le Larzac : « Je n'ai pas d'informations me laissant penser que le ministre de l'Intérieur viendrait. »
La rave doit se terminer en fin de journée aujourd'hui. C'est en tout cas ce qu'ont indiqué les organisateurs.
S.JÉGU 14-08-2006




(Trans'OFF)

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Un teknival dans la boue à Rennes


10.000 participants sont venus à cette rave organisée en marge du festival les Transmusicales.
   Les autorités attendaient plus de 15.000 personnes durant le week-end. Mais la pluie, le froid et la boue ont dû en rebuter certains. Le teknival, organisé en marge du festival des Transmusicales à Rennes, a pris fin dimanche après-midi après avoir rassemblé sans incident jusqu'à près de 10.000 personnes, selon la préfecture.

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Image d'archive: Le teknival organisé le week-end du 8 décembre 2006 en marge des Transmusicales de Rennes © TF1/LCI


   Les enceintes sur le site de 13 hectares, en périphérie ouest de Rennes, se sont tues comme prévu à partir de 14h. Vers 15h, trois des 12 sound systems diffusaient encore un peu de musique mais beaucoup moins fort que pendant la rave, a précisé la préfecture, alors que 5000 à 6000 raveurs étaient encore sur place. Leur départ et celui de leur matériel devaient durer jusque dimanche soir en raison de la boue rendant le terrain difficile. La préfecture a loué quatre tracteurs pour faciliter les opérations.
32 gardes à vue
   Pour l'encadrement de cette manifestation, 500 à 700 membres des forces de l'ordre, policiers, gendarmes, douanes et forces mobiles, ont été mobilisés. Neuf personnes ont été hospitalisées, pour des faits "sans gravité a priori", sur 96 personnes qui se sont présentées au poste médical avancé. Côté stupéfiants, les forces de l'ordre ont saisi 3,6 kg de résine de cannabis, 192 grammes de cocaïne, 87,8 grammes d'héroïne, 1.243 cachets d'ecstasy, 2.345 buvards de LSD et 1,3 kg d'herbe de cannabis. Elles ont interpellé 123 personnes dont 32 ont été placées en garde à vue, selon la préfecture. Les forces de l'ordre ont également procédé à de nombreux contrôles d'alcoolémie sur les véhicules quittant la rave, détectant plus de 240 conducteurs en état d'ébriété qui ont été priés de lacher le volant.
   L'an dernier, ce teknival avait été interdit au dernier moment par la préfecture pour "raisons de sécurité", ce qui avait entraîné des heurts entre raveurs et forces de l'ordre dans le centre de Rennes.
le 09 décembre 2006 à 14:46



(Trans'OFF#)

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L'actualité en Bretagne
Rave sans incident à Rennes
Le rassemblement en marge du festival des Transmusicales attire 10 000 participants malgré la pluie.
Godillots de rigueur pour patauger dans la boue du terrain de la Taupinais (près de la Prévalaye), en périphérie ouest de Rennes. Autorisée par la préfecture (contrairement à l'année précédente), la rave s'est déroulée pendant 3 jours au son d'une douzaine de sound systems. Le rassemblement n'a donné lieu à aucun débordement grave. 240 conducteurs ont cependant été contrôlés positifs au volant de leur véhicule.
par JMP le 10/12/2006

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#15 07-01-12 20:44:11

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2007




(tekos Soustons)

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(tekos Insoumis)

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(tekos Trémuson)

report Trémuson


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juin 2007



(tekos Trémuson#)

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Les raveurs décollent un à un de Saint-Brieuc


Les "teufeurs" sont venus plus nombreux que prévu au Teknival, qui se déroule à l'aéroport de Saint-Brieuc - un choix à l'origine d'une polémique non réglée.
   Le Teknival 2007 perd peu à peu ses "teufeurs". Au plus fort de la manifestation, ils étaient 43.000 dimanche matin a bouger leur corps au son entêtants des  "sound-systems" installés à l'aéroport de Saint-Brieuc, où rien ne semble plus perturber la fête, ni la météo menaçante, ni la polémique persistante...

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Le teknival 2007 à Saint Brieuc


   C'est donc un succès notable, puisque les organisateurs disaient attendre 30.000 "teufeurs". Quelques incidents ont été signalés : Sur les 516 personnes qui ont fréquenté les postes de secours depuis le  début du Teknival, 85 ont été conduites au poste médical avancé et 14 ont été  évacuées vers un centre hospitalier, aucune n'étant toutefois gravement blessé,  selon la préfecture. Par ailleurs, quatre personnes ont été placées en garde à vue, à la suite de prise de stupéfiants.
Une décision prise dans l'urgence
   L'utilisation de l'aéroport de Saint-Brieuc pour le Teknival avait été  écartée il y a une dizaine de jours par les autorités, en raison de la difficulté  de sécuriser certaines installations et parce qu'une entreprise de maintenance  aéronautique, en plein développement, en utilise les pistes.
   Depuis, plusieurs sites avaient été envisagés par les pouvoirs publics dans  les Côtes d'Armor, le Morbihan ou la Mayenne, provoquant à chaque fois des  actions hostiles d'agriculteurs, qui ont notamment déversé du lisier sur les  lieux, et des élus locaux. Des actions en justice d'élus, notamment par le Conseil Général des Côtes  d'Armor, ont aussi été engagées. Le teknival se termine officiellement lundi à 14 heures.
le 29 juin 2007 à 19:22



(tekos Herault)

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Rave-party sauvage dans l'Hérault


   Les raveurs font leurs valises après trois jours de fête sauvage sur un terrain militaire situé à 25 kilomètres au nord de Montpellier. Ils devaient quitter le site en fin de matinée. Le préfet de l'Hérault a été totalement pris de court.
   Après trois jours et deux nuits de fête techno non-stop, les raveurs font place nette. Les "teufeurs", qui ont prévu de quitter les lieux en fin de matinée, font un dernier nettoyage sur le terrain militaire investi dans la nuit de vendredi à samedi. En quelques heures, près de 6.000 raveurs se sont installés sur ce site, à 25 kilomètres au nord de Montpellier. La rave-party sauvage a dépassé les autorités locales. "Cette manifestation est illégale, on est devant le fait accompli", a expliqué la préfecture. Même son de cloche en mairie de Viols-en-Laval, la commune où s'est déroulé la rave-party. Toutefois, la commune s'est mobilisée pour assurer la sécurité de l'événement. Une centaine de pompiers et des membres de la Croix Rouge ont encadré la fête. Une quarantaine de pompiers se trouvaient encore sur place à la fin du teknival pour prévenir les risques d'incendie. Les "teufeurs" n'ont pas dit leur dernier mot. D'autres rave-parties sauvages sont prévues dans le sud de la France cet été.
Publié le 30 Juillet 2007 à 09h10



(tekos Tour du Crieu)

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La Tour du Crieu a fait son Teknival



Malgré la levée de bouclier des opposants, l’Ariège a eu le week-end dernier son Teknival… certes très encadré par les services de l’Etat et les associations.

  On attendait une déferlante de teufers (pas moins de 30.000), en définitive seulement 7000 festivaliers au plus fort de la fête se sont retrouvés sur le terrain militaire de la commune de La Tour du Crieu.
   Pendant deux jours nous les avons rencontrés, tout comme les pompiers, gendarmes, policiers, bénévoles de la Croix-Rouge, des associations de prévention des risques ou les «techno-touristes» venus sur le site pour se rendre compte.
   Il est vrai que pour les non-initiés l’évènement pouvait paraître incongru mais la scène techno a sa place dans le paysage culturel français.
La techno et les raves sont nées à la fin des années 80 et c’est en Angleterre que le phénomène semble avoir pris sa source.
Longtemps resté marginal, ce milieu associé à la nouvelle drogue apparue sur le marché, l’ecstasy, a toujours été sévèrement condamné.
   La musique techno est apparue comme un évènement propice à l’altération de la conscience, au «trip» que peuvent aussi procurer les substances psychotropes.
   C’est aussi un phénomène musical urbain directement lié aux nouvelles technologies, une musique  contestataire et novatrice (la musique techno est avant tout une culture de la fête).
   Si la rave implique l’idée de dépassement physique, psychique, de sensations fortes, cette musique synthétique à caractère répétitif entraîne une transe qui peut être entretenue avec alcool et drogue.
   Mais aujourd’hui fini les raves improvisées ou les free parties dans les sous-bois, certes il reste des évènements underground mais le monde techno dans l’hexagone est nettement plus visible avec les Nuits Sonores, les Electrominds et autres Teknival…
   Il sont encadrés par le ministère de l’intérieur dans le cadre de la politique de réduction des risques, ceci afin d’éviter certaines dérives.
   Etienne, coordonnateur de la manifestation qui accueille les teknivaliers nous explique: «un Teknival c’est une concentration de musique techno, un rassemblement de festivaliers autour de plusieurs «sound-systems» pendant plusieurs jours consécutifs... les gens parcourent souvent plusieurs centaines de kilomètres pour participer à cette grosse fête.
   Il n’y a pas de ticket d’entrée, chacun donne ce qu’il veut. Autrefois sauvages, une loi de 1995 encadre ces manifestations et l’Etat nous fournit les moyens de sécurité nécessaires.
   Deux postes de secours sur le terrain, toilettes chimiques nettoyées deux fois par jour, point d’eau, pompiers, croix rouge, associations de réduction des risques  (prévention contre les maladies sexuellement transmissibles, les drogues)… »
   Etienne n’en est pas à l’organisation de son premier Teknival, depuis trois ans, il ne fait que cela, il travaille chaque fois en étroite collaboration avec les services de l’Etat pour négocier les plans d’installation, les protocoles d’accords.
   «Nous avions projeté de venir pour le 1er mai mais cela n’a pas été possible, c’est la date du Teknival de Paris… le but ce n’est pas d’avoir un monde fou, c’est la convivialité, l’ouverture aux gens de tous âges et de tous milieux sociaux, c’est la musique, l’esprit de liberté encadrée… en définitive le Teknival c’est un moment de liberté qui nous est accordé pendant quelques jours»
   A l’entrée de la zone, distribution de sacs poubelles et de bouteilles d’eau, quelques conseils prodigués par le coordonnateur et chaque voiture s’installe à proximité d’un mur de son.
   Nous croisons à pieds quelques locaux venus en balade avec leurs enfants se rendre compte in situ de cette manifestation présentée comme l’évènement de l’année, certains s‘arrêtent et discutent avec les teknivaliers.
   Attirés par les salves de feu d’artifices nous nous dirigeons vers un sound system: les jeunes sont orientés vers les enceintes, plus ou moins près, pour prendre le maximum de vibrations, aux platines, un DJ mixe, sa copine tient une buvette…rien de particulier.
   Première mesure à l’aide d’un sonomètre: pas plus de 80 décibels (on peut parler de «bruit» à partir de 90), nous aurons l’occasion jusqu’à deux heures du matin, à l’heure du pic attendu avec 7060 teufers sur le terrain de faire trois relevés au niveau des dernières maisons du village, notre appareil oscille entre 72 et 77 décibels.
   «Il n’y a pas de quoi fouetter un chat! indique Fabrice Valente, coordinateur de la Croix Rouge, depuis vendredi soir il n’y a eu qu’une trentaine d’interventions pour de la petite traumatologie, coupures, blessures diverses, chevilles foulées… nous avons installé deux postes soit 52 personnels sur l’ensemble du dispositif et du week-end»
   Côté SDIS, le colonel Beaudroit confirme: «nous avons effectué 15 transports sur PMA (poste médical avancé), côté Sud-Est du site, un feu de paille s’est déclaré vers 1h du matin suite au tir d’un feu d’artifice mais sans gravité.
Dans une caravane, un incendie domestique s’est déclaré à cause d’une bougie mais encore rien de grave»
   Côté Médecin du Monde, le stand propose gratuitement bouchons d’oreille, préservatifs… conseils et plaquettes informatives sur l’usage des drogues.
   Marie et Roberto, responsables de l’association nous accueillent sous le «Chill-Out», un lieu d’apaisement destiné aux teufers.
«C’est un espace de moindre agitation, un espace de parole où l’on peut échanger … ici c’est la clinique du lien, nous sommes à l’écoute, ouverts au questionnement, nous accompagnons de manière individuelle tous ceux qui viennent nous voir, on essaie de les responsabiliser, de les rassurer.
   Ici nous avons un dispositif permettant d’analyser les drogues, des médecins, infirmiers en relation avec les pompiers. Tous ceux qui fréquentent ce genre de manifestation se préoccupent de leur santé»
   Dimanche en fin d’après midi, après la fête, les 3000 teufeurs encore présents sur le site récupèrent, avant de quitter les lieux, les éthylotests distribués par le personnel de la Croix-Rouge.
   En marge du poste de l’association, Baptiste se repose à l’intérieur de sa voiture.
«J’attends un peu avant de prendre la route pour Millau, j’ai encore trop d’alcool dans le sang (les reliquats de la fête de cette nuit)… je tiens à mes points et à mon permis… à quelques mètres la gendarmerie effectue des contrôles, il vaut mieux être clean»
   Vers 18h, le dernier test étant négatif, il prend enfin la route avec ses camarades. Le colonel Rouillon nous confirme qu’il n’y a pas eu de problème grâce à la coordination et au travail de préparation.
   «Nous faisons de la prévention et des contrôles d’alcoolémie afin d’éviter les problèmes sur les routes»
Tout le monde s’accorde à dire que ce Teknival annoncé comme une calamité s’abattant sur l’Ariège, s’est globalement bien passé... même les opposants les plus virulents l’ont reconnu.
25/09/2007 | Photos et vidéo: ©AriegeNews 2007



(tekos Trans'Off)

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Les années passent, le teknival s'embourbe


Depuis plus de dix ans, une fête techno est organisée en même temps que les Trans Musicales. Illégale au départ, encadrée aujourd'hui. Sans que personne n'y trouve son compte.
1992. L'une des premières raves officielles de France est organisée par les Trans Musicales, salle omnisports. Les musiques électroniques sont en pleine explosion créative. Le festival, défricheur de tendances, suit le mouvement. Ces soirées prennent de l'ampleur jusqu'à investir le parc expositions de Rennes Aéroport en 1995.
   C'est à cette époque que les premières free-parties s'organisent en marge du festival. « 1995, c'est le premier gros rassemblement de ce type en France. C'est pour ça que Rennes est devenu un lieu névralgique du mouvement », estime Rabin, président du sound system Epsylonn et membre de Korg'n heol, le collectif qui joue le rôle de médiateur dans l'organisation du teknival
   En réaction à la rave officielle, baptisée Planet, des collectifs montent une soirée gratuite dans une ancienne déchèterie de la banlieue rennaise. Son nom ? Fuck Planet. Le message est clair. « C'était contre notre soirée. Parce que ses participants ne se retrouvaient pas dans les musiques électroniques que nous proposions », note Jean-Louis Brossard, programmateur des Trans Musicales.
   Le festival des Trans Musicales abandonne le concept de rave au parc-expo en 1997. Trop cher. « On a aussi voulu à l'époque se recentrer sur le centre-ville », rappelle Jean-Louis Brossard.

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En 2006, le teknival avait fait son retour à la Prévalaye, après deux années d'interdiction. Un rassemblement qui grossit depuis les premières free-parties organisées en marge du festival des Trans Musicales, depuis 1995.


15 000 raveurs à Ker Lann
   De son côté, le rassemblement parallèle perdure et grossit. En 2000, des milliers de teufeurs déboulent sur le rond-point de Ker Lann. Les gendarmes assistent impuissants à un des plus grands rassemblements sauvages de musique techno. La route Rennes-Redon est coupée. Pendant trois jours, 15 000 raveurs occupent le site, laissant un immense terrain vague derrière eux.
   2001 et la loi Mariani-Vaillant qui interdit les free-parties de plus de 250 personnes (la jauge est remontée à 500 personnes depuis) change la donne. Un cadre plus ou moins légal est imposé. La Prévalaye reçoit sa première rave. Le maire, Edmond Hervé, met le terrain à disposition. Tout ne se passe pas si mal. Mais le quartier se lève avec une gueule de bois. La mairie est durement critiquée.

Le teknival sur le terrain politique
   Logique, donc, que l'année suivante, Edmond Hervé traîne les pieds pour accueillir le teknival. En 2002, des milliers de teufeurs déferlent à Marcillé-Raoul, à 40 km de Rennes. Le tout nouveau ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, se rend sur place le mardi suivant pour y rencontrer des agriculteurs en colère. Il reproche aux élus locaux de ne pas assumer leurs responsabilités.
   Le teknival investit le terrain politique. D'ailleurs en 2003, Bernadette Malgorn réquisitionne le terrain de la Prévalaye. Le torchon brûle avec la mairie. A cette époque, des réunions sont organisées entre les organisateurs des Trans Musicales et le collectif Korn'g heol, qui joue le rôle de médiateur dans l'organisation du teknival. « Il n'y a jamais eu de questions taboues entre nous mais deux points de vue différents. Nous, nous proposons une alternative gratuite aux Trans », plaide Rabin.
   En 2004 et 2005, la rave est interdite faute de terrain. Des milliers de raveurs affluent dans le centre. Le samedi soir, la fête dégénère. En 2005, le manège place Sainte-Anne brûle. Des dizaines de vitrines volent en éclats. On assiste à des scènes d'émeutes.

Les Trans pris en otage
   En 2006, la rave s'installe de nouveau à la Prévalaye. Le terrain est mis à la disposition des teufeurs par la mairie. Aucun incident grave n'est à déplorer. La police, pour la première fois, place un dispositif au coeur du teknival pour interpeller les dealers. Une trentaine de personnes finissent leur week-end en garde à vue. Certains sont condamnés à des peines de prison ferme.
   Cette année, rebelote. Sans qu'aucune partie n'y trouve son compte. La préfecture n'a pas trouvé d'autre lieu et réquisitionne à nouveau la Prévalaye. Au grand dam des riverains. Le collectif Korn'g heol n'est pas convaincu par le terrain retenu. « Ça irait pour une free party. Mais, pour un teknival, c'est inadapté », estime Rabin. Plusieurs teufeurs ont encore en mémoire la boue de l'année dernière. Seront-ils aussi nombreux ce week-end ?
   Du côté des Trans Musicales, on se sent toujours pris en otage : « Tu organises pendant un an un festival et à l'arrivée, tout ce que l'on retient, ce sont quatre mecs dans la boue devant un sound-system, regrette Jean-Louis Brossard. Cela diabolise les Trans Musicales.»
Ouest-France 
Mercredi 05 décembre 2007



(tekos Trans'Off#)

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Mort mystérieuse en plein teknival


Un homme de 29 ans a été retrouvé mort samedi dans sa voiture alors qu'il participait à une rave party à Rennes, en marge du festival des Transmusicales.
   Un homme de 29 ans qui participait à une rave party organisée à Rennes en marge du festival des Transmusicales a été retrouvé mort samedi dans son véhicule. Selon le parquet de Rennes, les premiers éléments de l'enquête ne vont "pas du tout dans le sens d'une piste criminelle car il n'y a aucune trace de violence sur le corps". Le parquet ajoute qu'"on ne peut pas exclure une éventuelle overdose, même si aucun élément ne va dans ce sens là".
   Le jeune homme a été retrouvé inanimé dans son véhicule par ses amis, qui ont prévenu les secours. "Il a été transféré au poste de secours, où il a subi un massage cardiaque. Il est mort dans l'ambulance durant son transport vers l'hôpital", a indiqué la préfecture.

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Un jeune homme a été découvert mort en plein teknival à Rennes, le 8 décembre 2007 © TF1/LCI


   La rave party a débuté vendredi en marge des Transmusicales, sur un terrain réquisitionné par la préfecture, et doit durer jusqu'à lundi. En fin de matinée samedi, les autorités recensaient 4500 participants, malgré la pluie et le vent. Depuis le début de la rave party, la police a réalisé plusieurs saisies de drogues, dont du cannabis, de l'héroïne et de la cocaïne, et placé huit personnes en garde à vue, selon un communiqué de la préfecture. Par ailleurs, 80 personnes ont été secourues pour divers malaises, dont trois ont été hospitalisées. L'an dernier, la rave avait rassemblé près de 10.000 personnes sans incident majeur.
le 08 décembre 2007

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